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Le début de la campagne présidentielle montre une forte division dans le camp de la gauche, incapable pour le moment de présenter un candidat d’union.

Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo, Arnaud Montebourg, Fabien Roussel, Nathalie Arthaud : chacun pour le moment veut faire cavalier seul, mais aucune candidature ne semble se démarquer et avoir ainsi une chance d’accéder au second tour.

Pour éviter la catastrophe électorale annoncée, des personnalités telles que Raphaël Glucksmann, eurodéputé (Place Publique) ou Fabien Bazin, président PS de la Nièvre, ont lancé ce samedi 19 octobre un appel en direction de leur camp : le Serment de Romainville. Ils invitent tous les élus de gauche à ne pas donner leur signature tant que l’union n’aura pas été réalisé : « Aujourd’hui, près d’une dizaine de candidatures écologistes, de gauche et humanistes sont d’ores et déjà annoncées pour la présidentielle. Nous refusons de jouer un rôle dans cette farce. […] Il y a bien sûr des nuances, voire des divergences entre les programmes, mais nous sommes d’accord sur l’essentiel. […] C’est pourquoi aujourd’hui, nous, élu.e.s (sic!) ayant le pouvoir de parrainer les candidats à la présidentielle, faisons le serment de n’accorder nos parrainages que lorsque les conditions du rassemblement auront été réunies. »

Un an jour pour jour après l’assassinat de Samuel Paty par un islamiste, le 16 octobre 2021, un couple d’enseignants de l’académie d’Aix-Marseille a reçu un courrier de menace de mort, avec la photo de Samuel Paty. Pour le procureur : « L’enquête est en cours et à ce stade, aucun élément ne permet de relier ces faits à un cours donné par l’un des enseignants ». Pour le Procureur, rien ne permet de dire que ce couple a été visé en tant qu’enseignant.

C’est aujourd’hui que l’Assemblée Nationale se prononce sur une prolongation éventuelle, et très décriée, du passe sanitaire après le 15 novembre.

L’épidémie est terminée mais les députés vont se pencher dès ce soir sur un dixième texte concernant la crise sanitaire depuis 18 mois. Les députés vont devoir statuer sur un texte qui, en prolongeant cette mesure liberticide jusqu’au 31 juillet, va enjamber deux dates électorales importantes: la présidentielle et les législatives, ce qui n’est pas rien.

Chez bien des parlementaires, la prolongation du passe sanitaire est une perspective inadmissible. Charles de Courson, député Libertés et Territoires, affirme : “l’exceptionnel est devenu la norme”. Il ajoute qu’en six ans, entre  les attentats et la crise sanitaire, nous avons vécu plus de trois ans en état d’urgence.

Le projet gouvernemental prévoit aussi de durcir encore les sanctions en cas de fraude au passe sanitaire. Pour le gouvernement, il s’agit de s’éviter, à trois mois des élections, une gestion acrobatique d’une  reprise de l’épidémie en raison de l’hiver, dans un système hospitalier qu’il continue malgré tout à dépecer consciencieusement

CH

La guerre “hybride”, dans laquelle des mercenaires prennent la place d’ armées conventionnelles de pays défaillants, est le nouveau sujet de préoccupation de nos chefs d’état-major.

Le général Burkhard, chef d’état-major actuel de nos armées, entend adapter les forces françaises à cette nouvelle forme de guerre menée par des “proxys”, c’est à dire des mercenaires, des milices ou des sociétés privées, autant d’adversaires qui ne sont pas des armées étatiques ni  des groupes armés identifiés.

Si le droit international interdit en principe le recours à des mercenaires et groupes armés  privés, les vides et flous juridiques sont si nombreux que les mercenaires pullulent là où les États sont défaillants. On peut lire, dans un rapport de l’ONU daté de juillet 2020, “ces intermédiaires sont utilisés pour peser à distance sur des conflits armés, cependant que leurs commanditaires, y compris des Etats, nient leur implication et cherchent à se dérober face à leurs responsabilités.”

Tout le monde s’y met, même la Chine qui cherche à sécuriser la route de la Soie. Quant aux pays occidentaux, et notamment la France, ils ont recours à ces mercenaires, en principe de façon discrète et parallèle. C’est ainsi que la France pilote les sociétés  Amarante et Geos, aux pouvoirs encadrés et limités à la sécurisation d’emprises ou à l’évacuation de personnels privés en zone de guerre. La Libye par exemple est, depuis des années, le théâtre de jeu de milliers de mercenaires du monde entier. Le dernier rapport de l’Inspecteur général du Pentagone en dénombrait environ 10 000 , dont 2000 directement liés au groupe armé  russe Wagner.
L’hypothèse de contacts entre Wagner et la junte militaire au pouvoir au Mali est d’ailleurs un  sujet de préoccupation pour notre ministère des Armées, où l’on n’a pas oublié que l’on avait laissé des mercenaires prendre pied en Centrafrique, ayant à l’époque “sous-estimé la situation et n’ayant pas jugé utile d’intervenir”.

En attendant, l’armée française cherche une parade à ces adversaires protéiformes. Comme l’explique le général Castres, “la problématique de Wagner et des sociétés privées de sécurité n’est qu’un aspect du sujet. La question ce sont les zones grises, les zones où le droit est absent et où se développent des conflits hybrides, là où les pays occidentaux ne sont pas pas organisés pour agir et où la logique binaire du tout ou rien laisse souvent le champ libre à nos compétiteurs”. Afin de pallier cette lacune, le Général Castres préconise la création d’une structure privée nouvelle, afin “d’être présent à bas bruit par le truchement d’un opérateur privé dans les zones grises des pays en crise,ou en sortie de crise, dans lesquels la France a des intérêts”.

C.H

Le célèbre animateur de l’émission quotidienne Touche pas à mon poste veut sauver la démocratie en péril. Manifestement choqué par le niveau d’abstention des dernières élections régionales, Cyril Hanouna le promet, son émission incitera les jeunes à aller voter et ce, en toute neutralité, bien sûr : « Parce qu’on a une échéance présidentielle en avril 2022, et que je vois beaucoup de gens sur mon plateau qui me disent qu’ils ont des revendications, et moi, je dis souvent : le troisième tour, il ne se fait pas dans la rue, il va y avoir deux tours d’élection, et je veux absolument inciter les jeunes qui me regardent, et les moins jeunes, à aller voter. Parce que c’est vrai que j’ai beaucoup de gens dans mon public et parmi les téléspectateurs qui ne sont pas encore fixés sur tel ou tel candidat, donc je veux leur présenter tous les soirs ce qui peut se passer avec tel candidat. Je n’incite personne à voter pour tel ou untel, juste à aller voter. »

Malgré l’annulation brutale par Londres de son contrat  de cent millions de doses, et la chute de 40% de son titre en bourse, le laboratoire franco-autrichien Valneva annonce que son vaccin contre le covid-19 a franchi avec succès la phase 3 nécessaire à sa mise sur le marché. 

« L’essai a rempli ses deux critères d’évaluation principaux » a annoncé le laboratoire, qui a ajouté que dans une comparaison avec AstraZeneca il a « été très bien toléré, beaucoup mieux que l’autre vaccin » utilisé pour cet essai, et ces résultats d’un vaccin “traditionnel à virus inactivé ”semblent très prometteurs pour jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre le virus.

L’Union européenne, après la mésaventure britannique et la chute du titre Valneva, a assuré  “être toujours intéressée par ce vaccin et poursuivre les négociations”.

C.H

Ce dimanche 17 octobre, Jean-Luc Mélenchon, président de La France Insoumise (LFI) a donné un grand meeting devant 2 000 personnes à Reims. En conclusion de son longue palabre, dont lui seul a le secret, le candidat à la présidentielle a promis, ni plus ni moins, de fermer toute les centrales nucléaires pendant son quinquennat, s’il arrivait au pouvoir : « Le président propose de mettre des centrales nucléaires partout, sous forme de mini-réacteurs […] Ils représentent une grave menace pour notre sécurité, avec le dérèglement climatique. Quand nous serons élus, nous fermerons toutes les centrales. »

Si la loi britannique stipule actuellement que les juges doivent prendre en compte les décisions de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), cela va bientôt changer.

Londres souhaite prendre un maximum de distance avec les lois de l’Union Européenne et, selon le ministre de la Justice britannique Dominic Raab, réfléchit à un “mécanisme” d’ordre législatif qui lui permettrait de passer outre les décisions de la CEDH qu’elle veut empêcher de “lui donner des ordres”. Lors d’une interview au Sunday Telegraph, Dominic Raab avait déclaré : “je ne crois pas que ce soit à la CEDH de nous donner des ordres en ce qui concerne notre politique de santé, notre protection sociale ou nos forces de police”. Ces projets de réforme législatifs doivent être soumis au Parlement au printemps.

Londres voit aussi, et c’est normal, dans cette réforme, la possibilité pour le Royaume-Uni de reprendre enfin la main sur tout ce qui, à l’heure actuelle empêche les expulsions d’étrangers, en raison notamment de la clause européenne dite “ de droit à la vie familial,” derrière laquelle se retranchent tous ceux qui refusent de quitter l’Angleterre.

Londres veut donner le dernier mot à la Cour Suprême et gageons qu’elle y parviendra.

CH

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