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Journal du 22 juin 2017 : Remaniement : Un Modem réduit à peau de chagrin

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Les titres : Remaniement : Un Modem réduit à peau de chagrin – Terrorisme : une loi pour rien ? – Remise en liberté des Jacob, et après ? – Télécom : les limites de la fin des frais d’itinérance – Italie : la ligue du nord à la croisée des chemins

https://www.youtube.com/watch?v=Xc49T48PrJ4

 

Coup de ripolin pour le gouvernement. Les encombrants ministres ont été débarqués. Alors que l’on s’attendait à des petits réglages sans grande importance, on assiste finalement à l’arrivée de nouvelles personnalités et à une désintégration de la puissance Modem… Tour d’horizon.

Un ministère exigeant… trop pour lui visiblement. François Bayrou a donc été contraint de plier les gaules de la place Vendôme. Les affaires d’emplois fictifs du Modem étaient trop bruyantes pour lui permettre de mener à bien sa mission première : la loi sur la moralisation de la vie publique. Si le Béarnais tente de sauver la face en expliquant que son départ découle d’une initiative personnelle, réfléchie depuis 3 semaines, il semble en réalité que Sylvie Goulard, désormais ex-ministre des Armées ait précipité la chute du Modem dans le gouvernement. En effet, alors qu’elle semblait moins salie par les soupçons de détournements de fonds du Parlement européen au profit du parti centriste, Goulard préférait démissionner afin d’être libre de répondre à la justice… Difficile donc pour le président du Modem et sa proche vice-présidente, Marielle de Sarnez, de s’accrocher à leur siège alors qu’ils étaient davantage visés par la justice… Après un mois dans un ministère, ils ont donc dû tourner les talons pour ne pas salir le gouvernement… Même sentence pour Richard Ferrand. Le Breton empêtré dans une affaire de favoritisme et d’enrichissement personnel grâce à ses anciennes fonctions de directeur des Mutuelles de Bretagne a également été éjecté. Evidemment, pour ne pas froisser ce petit monde, Emmanuel Macron leur a préparé des parachutes… En effet, Marielle de Sarnez et Richard Ferrand devraient respectivement prendre la tête des groupes de parlementaires Modem et de la République en Marche à l’Assemblée Nationale… Visiblement, il n’est pas obligatoire d’être irréprochable pour le Palais Bourbon… Remarque, ça tombe bien!

5 jours après les élections législatives, le parti centriste apparaît tout de suite moins important pour le président de la République. Assuré d’une large majorité avec son seul mouvement en Marche, le Modem n’est plus incontournable… Avec l’arrivée de deux secrétaires d’Etat du parti centriste, Geneviève Darrieussecq comme secrétaire d’Etat aux Armées et Jacqueline Gourault auprès de Gérard Collomb à l’Intérieur, les gages sont donnés… Pour autant, aucun ministre d’Etat pour le Modem… une descente en gamme criante.

Du côté de la place Vendôme, c’est Nicole Belloubet qui remplace François Bayrou… Juriste de formation, l’ancienne élue socialiste est également membre du Conseil constitutionnel depuis 2013. C’est une véritable technicienne. Pour prendre le relais à la tête des Armées, c’est Florence Parly qui s’y colle. Secrétaire d’Etat au budget de Lionel Jospin, elle a également pris en main successivement Air France et la SNCF… Florence Parly n’a, sur le papier au moins, aucun expérience au contact de l’armée… une lacune d’autant plus lourde pour ce ministère où les néophytes sont rarement appréciés…

Marielle de Sarnez est quant à elle remplacée par Nathalie Loiseau aux affaires européennes… Une surprise. En effet, au delà de son poste de présidente de l’Ecole Nationale d’Administration, elle est surtout celle qui a su gérer le refus de la France d’aller en Irak en 2003 lorsqu’elle était porte-parole de l’ambassade de France. Son poste aux affaires européennes laisse présager une fermeté à l’égard des institutions bruxelloises à laquelle il était difficile de s’attendre avec un gouvernement d’Emmanuel Macron.

Autre surprise d’un autre genre, la rescapée du gouvernement Edouard Philippe I… Muriel Pénicaud. En effet, le ministre du Travail est mêlé à l’affaire de favoritisme qui s’est abattue sur le voyage d’Emmanuel Macron à Las Vegas lorsqu’il était ministre de l’Economie. En effet, les réjouissances avaient été organisées par une entreprise, Havas, réclamée par l’agence publique Business France… sans appel d’offre en bonne et due forme… Problème, qui dirigeait Business France à ce moment ? Muriel Pénicaud. Malgré cela, le ministre est maintenu… Il faut avouer que c’est un véritable sac de noeuds dont elle a hérité… En effet, les employés du ministère du Travail sont … en grève ! Une situation qui promet …

D’un point de vue plus général, alors qu’Emmanuel Macron avait parlé à plusieurs reprises de gouvernement resserré, les effectifs se sont élargis avec 7 membres supplémentaires portant le total à 30 ministres et secrétaires d’Etat. Mais rassurez-vous… ce gouvernement respecte la parité parfaite… 15 hommes et 15 femmes… Les équilibres politiques faisaient également partie des préoccupations pour former la nouvelle équipe. Avec la drague lourde d’un camp des Républicains compatibles avec Macron, on observe de nombreux transfuges du parti… Ainsi, Jean-Baptiste Lemoyne a été récompensé pour avoir ouvert la marche de la droite au mouvement présidentiel dans la campagne. Il est désormais secrétaire d’Etat au Quay d’Orsay.

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A peine sortis du gouvernement, les débarqués n’ont pas de souci à se faire. Une petite pelote les attend pour un atterrissage en douceur. Les indemnités de départ après un seul petit mois d’activités vont venir adoucir leur retraite anticipée ! Guillaume Uhlworm.

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La démission, ça a du bon ! Après seulement un mois passé dans le gouvernement, les ministres disparus pourront, selon une ordonnance du 17 novembre 1958 modifiée en 2013, continuer de percevoir leurs indemnités ministérielles, et ce durant 3 mois après leur départ. Seule condition, le ministre démissionnaire ne doit pas avoir repris d’activités rémunérées durant cette période. Cela ne devrait pas poser problème puisque l’indemnité de retraite s’élève à près de 10 000 euros par mois.

Néanmoins, cela ne dure qu’un temps. Les anciens ministres n’ont donc pas démissionnés à l’aveuglette. Leurs points de chutes sont tout prêts pour de ne pas finir au placard. Sylvie Goulard, qui n’aura passé que quelques semaines au ministère des Armées devrait reprendre son siège de parlementaire européen. La prime de présence de 306 euros par jour devrait l’inciter à s’y déplacer, surtout qu’il suffit de pointer… et non de siéger.

De son côté, François Bayrou reprend la mairie de Pau, lui assurant un revenu minimum de 5200 euros par mois… Pour mettre davantage de beurre dans les épinards, son poste de président du Modem, même si on ne sait pas vraiment qui le paie. Son bras droit, Marielle de Sarnez, est elle aussi bien lotie. Elue député le 18 Juin dernier, la future présidente du groupe Modem pourra prendre place dans l’hémicycle le 27 juin, percevant ainsi l’ensemble des avantages du mandat de député. 7 200 euros par mois, 5 840 euros de frais de mandat mensuel, les voyages en train en 1er classe, une bourse informatique annuelle de 15 500 euros, ou encore 12 000 euros pour…le courrier. De quoi se consoler. Tout comme Richard Ferrand ! L’ancien ministre de la Cohésion des territoires siègera lui aussi en tant que député du Finistère et vraisemblablement comme président du groupe de la République en Marche. Un bon moyen de ne plus subir le tapage médiatique de l’affaire des mutuelles de Bretagne, sans pour autant sacrifier son portefeuille. Les électeurs, quant à eux, ne devraient pas y gagner au change. Richard Ferrand n’est pas connu pour sa défense du contribuable sur les bancs de l’Assemblée. Compte tenu de son assiduité et de son action, l’association Contribuables associés n’a donné qu’un petit 2/20 au député quand il siégeait encore dans le groupe socialiste. L’ancien ministre n’a en effet signé aucun des 13 textes de loi soutenus par Contribuables associés pour réduire les dépenses publiques. Le député a aussi brillé par son absence lors des 10 réunions proposées par l’association à l’Assemblée qui comprenaient entre autres sujets, la lutte contre la corruption. Il doit ses uniques 2 petits points sur 20 à la proposition de loi sur l’obligation du casier judiciaire vierge pour les élus, votée à l’unanimité par l’Assemblée. Le député n’a donc pas vraiment eu le choix. Mais Richard Ferrand pourra toujours se consoler… le premier ministre Edouard Philippe a écopé de la même note pour son mandat de député.

Le départ des 4 ministres a eu pour effet de laisser des places à pourvoir…mais pas assez pour recaser tout le monde. Heureusement, la République réserve d’autres places au soleil… notamment pour Ségolène Royal. “Aussi insubmersible que la banquise” selon un membre du gouvernement, elle a été nommée…ambassadrice de France chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique ! Un territoire d’outre-mer comptant 196 habitants. C’est pas le travail à l’usine quoi !

Ségolène Royal n’est pourtant qu’un exemple parmi tant d’autres. Le recasage de ministres est presque devenu un sport national. Philippe Martin, ancien ministre de l’écologie de François Hollande, s’est vu placer après son départ, à la tête du Conseil d’administration de l’Agence Française de la biodiversité. Une belle récompense pour seulement 8 mois au ministère.

A cela s’ajoutent les conférences surfacturées grâce à leur notoriété… et bien sûr, les importants postes dans les grandes entreprises pour les personnalités issues de la société civile…  Reconversion aisée, allocations élevées… Une fois balayés, les politiques ont la belle vie…

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Et voilà Cap sur l’Assemblée, c’est terminé. Tout de suite, vous avez rendez-vous avec le reste de l’actualité, présenté par Pierre Bergerault. A demain, bonsoir.

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Merci Elise !

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Société / Terrorisme : une loi pour rien ?  

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L’état d’urgence laisse place à une nouvelle loi antiterroriste. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a présenté ce jeudi un nouveau dispositif afin de lutter contre les attaques terroristes en constante augmentation en Europe. Thibault Bastide

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Une loi antiterroriste plus souple que l’état d’urgence. Le nouveau ministre de l’intérieur a présenté ce jeudi les contours de la nouvelle loi destinée à lutter contre le terrorisme. Dans les faits, le texte devrait permettre “un équilibre entre une nécessaire sécurité de nos concitoyens et la protection des libertés individuelles” selon les dires de Gérard Collomb.

L’état d’urgence, qui devrait être prorogé jusqu’au 1er novembre, laissera donc place à cette loi qui viendra muscler une législation antiterroriste en perpétuelle évolution depuis 30 ans.

Cette nouvelle loi présentée ce jeudi a déjà rencontré de vives contestations. En effet, les magistrats, avocats et associations de défense des libertés publiques classées à gauche se sont révoltés après la première mouture de ce texte. Ils y voient une façon d’intégrer l’état d’urgence dans le droit commun. Une opposition formellement réfutée par le ministre de l’Intérieur qui assure que ces dispositions protégeront les libertés individuelles.

Les perquisitions administratives se feront désormais avec l’appui d’un magistrat, les assignations à résidence seront limitées à une durée de 3 mois avec une limitation de déplacement étendue à la commune avec un seul pointage par jour au commissariat ou à la gendarmerie.

Un assouplissement des règles de contrôles, donc, alors que l’appareil judiciaire peine déjà à suivre les potentiels terroristes. En témoigne la dernière tentative d’attentat sur les Champs-Elysées ou le terroriste, Adam Djaziri, était fiché S et, en théorie, surveillé par les services de renseignement.

Avec ces nouvelles dispositions, l’appareil judiciaire risque une nouvelle fois de s’emmêler les pinceaux et le renseignement français pourrait devenir encore moins efficace. L’utilité et la pertinence de cette loi fait donc débat. Sous le précédent quinquennat, trois lois visant à lutter contre le terrorisme et une relative au renseignement avaient été votées avec les résultats que l’on connaît.

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Société / Remise en liberté des Jacob, et après ?

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Echec de l’accusation dans l’affaire du petite Grégory ! Mardi, Marcel et Jacqueline Jacob, le grand-oncle et la grand-tante de l’enfant, ont été libérés après 4 jours d’incarcération mais restent mis en examen. Les investigations et auditions sont loin d’être terminées.

Le couple Jacob reste toutefois sous contrôle judiciaire strict. Marcel et Jacqueline Jacob seront donc logés séparément et loin de leur habitation avec interdiction d’entrer en contact. Leurs avocats vont maintenant demander la levée de leur mise en examen pour l’enlèvement et la séquestration suivis de mort de l’enfant de 4 ans, retrouvé noyé dans la Vologne, une rivière des Vosges. La semaine dernière, le procureur général de Dijon avait affirmé qu’il existait de lourds soupçons à leur encontre. Selon lui, les époux Jacob auraient organisé le rapt du petit Grégory avec la complicité de leur neveu Bernard Laroche inculpé en 1984 puis assassiné par le père de l’enfant l’année suivante. Une étude en écriture attribuerait à Jacqueline Jacob la rédaction d’une lettre anonyme datant de 1983. Les enquêteurs pensaient que son mari pouvait être l’un des corbeaux qui terrorisaient les parents du petit Grégory pour d’obscures raisons de jalousie.

Le chroniqueur judiciaire François Foucart nous livre ses impressions sur cette sordide histoire familiale et évoque une querelle politique relayée par aucun média.

Malgré les progrès techniques, François Foucart reste très sceptique quant à la possibilité de retrouver un jour l’identité de l’assassin.

Quoi qu’il en soit, avec la réouverture du dossier à 3 reprises, le délai de prescription de 20 ans pour les crimes n’a jamais pu être atteint. La présomption d’innocence a par ailleurs été foulée au pied de nombreuses fois.

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Economie / Télécom : les limites de la fin des frais d’itinérance

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Les frais d’itinérance supprimés en Europe ! Depuis le 15 juin, les clients des grands opérateurs téléphoniques ne sont plus surfacturés en passant une frontière de l’Union européenne. Une chance que n’ont pas ceux utilisant les forfaits low-cost.

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Pour une fois que l’Union européenne sert à quelque chose. Selon la nouvelle réglementation, Orange, SFR, Free  et Bouygues Télécom, les 4 grands opérateurs télécom, ont l’obligation d’exempter leurs clients des frais d’itinérance quand ils se rendent dans l’un des 28 pays de l’Union. Le coût de votre forfait reste donc le même que vous soyez en France ou dans n’importe quel autre pays européen.

Mais il existe des exceptions. Certains opérateurs peuvent obtenir une exemption auprès de l’Arcep, le gendarme des télécoms, s’ils démontrent qu’ils subiraient un déficit significatif pour fournir les services d’itinérance dans l’Union européenne. Une dizaine d’opérateurs ont à ce jour vu leur demande accepté. Il s’agit de fournisseurs de services aux entreprises mais aussi d’opérateurs grands publics appelés MVNO. Parmi ces derniers, on peut citer Afone, Budget Telecom ou Euro-Information Telecom. Tous ont pour point commun de pratiquer des tarifs beaucoup moins chers. Et pour cause, ils ne possèdent pas de concession de spectre de fréquences, ni d’infrastructure de réseau propres. Cela les oblige à contracter des accords avec les opérateurs possédant un réseau mobile pour ensuite le revendre sous leur propre marque à leurs clients.

Problème pour l’utilisateur, il est difficile de savoir si son MVNO est concerné par l’exemption aux frais d’itinérance. Les clients de ces opérateurs low-cost ont donc tout intérêt à appeler leur service après vente pour être sûrs de pouvoir, ou non, utiliser leur forfait en Europe sans surfacturation.

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Europe / Italie : la ligue du nord à la croisée des chemins

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La Ligue du Nord va-t-elle mettre le cap au sud ? C’est ce qui pourrait bien arriver au le parti nationaliste italien qui enregistre de bons scores mais pas suffisants pour espérer arriver au pouvoir. Une fois de plus, le jeu très risqué des alliances pourrait s’avérer indispensable. Olivier Frèrejacques

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La Ligue du Nord séduira-t-elle le sud ? C’est en tout cas ce que souhaite le nouvel homme fort de la Ligue du Nord, Matteo Salvini. Ce dernier, ancien ultra du club de football de l’AC Milan incarne une tendance nationaliste italienne dans son parti, en opposition avec les historiques du mouvement comme son fondateur Umberto Bossi qui avait créé la Ligue en 1991 en fédérant les ligues du Piémont, de la Vénétie et de la Lombardie pour militer en faveur de l’indépendance de la Padanie, c’est à dire la plaine du Pô.

Salvini, moins attaché à l’indépendance du nord de l’Italie, tient un discours radical sur la question migratoire et souhaite défendre une vision ethno-nationale de l’Italie. Il se dit favorable à une ligue nationale contre “l’invasion des méridionaux par les tziganes, les africains et les marocains”. Cette stratégie d’ouverture au reste du pays tout en préservant un discours musclé s’est avéré payant puisque les candidats de la Ligue sont passés d’un score de 3% en 2013 à 13% en 2015. Les élus du parti n’hésitent pas à faire des coups d’éclats parlementaires comme ce fut le cas le 15 juin dernier au Sénat lors d’un vote sur une loi pour naturaliser les enfants de clandestins nées sur le sol italien. Les parlementaires ont interrompu la séance brandissant des affiches sur lesquelles on pouvait lire “non au droit du sol” et “stop à l’invasion”

 

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Pour s’ouvrir à des perspectives électorales, le parti du nord s’est allié au mouvement Frères d’Italie Alliance Nationale, sorte d’émanation de l’ancien MSI et dont la présidente fut ministre de Silvio Berlusconi. Un parti tout aussi décomplexé qui affirme entretenir un rapport serein avec le fascisme. En Italie, les complexes historiques sont moins forts qu’en France et une telle alliance n’est à priori pas préjudiciable. Elle atteste en tout cas de la volonté pour la Ligue de se détacher progressivement de son étiquette “séparatiste” pour pencher vers une tendance plus identitaire et nationale au sens de l’ensemble de la botte… une tendance qu’avait déjà initié le sulfureux député de la Ligue Mario Borghezio.

Aujourd’hui, la Ligue du Nord se situe entre 10 et 15% de parts de marché électoral tout comme Forza Italia, le parti de centre droit de Silvio Berlusconi avec qui Salvini serait tenté de faire alliance à moyen ou long terme… la Ligue étant puissante dans le nord quand Forza Italia domine dans le sud. Des alliances sur le plan municipales ont déjà eu lieu mais un rapprochement national n’est pas sans risque et pourrait faire perdre de la teneur radicale au discours de la Ligue…

Autre possible alliance ou récupération d’électeurs du côté du mouvement 5 étoiles, le mouvement presque apolitique à son origine glisse désormais à droite et pourrait être tenté de durcir son discours pour connaître une seconde jeunesse après des dernières élections municipales très délicates… Pour la Ligue du Nord, la marge de manœuvre reste très étroite et une éventuelle alliance avec d’autres formations devra être négociée sans perdre la saveur identitaire du parti. Dans le cas contraire, les nationalistes italiens pourraient revivre la longue traversée du désert qui avait suivi le ralliement des nationalistes du MSI à l’époque de Gianfranco Fini…

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L’actualité en bref

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La fête de la musique fait des ravages. Un individu a été mortellement poignardé dans la nuit de mercredi à jeudi à Marseille. Le ou les auteurs de l’agression n’ont pas encore été retrouvés. A Paris, un homme de 35 ans est mort après avoir sauté volontairement du Pont Neuf. Il a été repêché en arrêt cardio respiratoire. Par ailleurs, selon la préfecture de Paris, plusieurs véhicules ont été brûlés et 142 personnes ont été interpellées pour vols, violences volontaires, infraction à la législation sur les stupéfiants et jets de projectiles.

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Un policier américain poignardé par un islamiste. Le Canadien du Québec Amor Ftouhi a crié “allah akbar” au moment de son attentat dans l’aéroport de Flint dans le Michigan. Le FBI parle pourtant d’incident isolé. L’individu a été interpellé et est actuellement interrogé. Le policier blessé se trouve dans un état stable et l’aéroport Bishop International a été évacué.

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Les islamistes philippins mis en fuite. Une trentaine avait pris en otage les voisins d’une école primaire dans le sud du pays mais « aucun élève » n’aurait été retenu dans l’établissement. Observant l’avancée des troupes du président Duterte, les terroristes ont finalement préféré prendre la fuite libérant les 31 personnes saines et sauves. Cette prise d’otage intervient après une tentative des islamistes d’instaurer un califat dans le Sud-Est du pays.

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La mosquée Al-Nouri de Mossoul détruite. Des terroristes de l’Etat Islamique ont fait exploser la plus vieille mosquée de la ville irakienne. L’EI préfère la technique de la terre brûlée plutôt que de laisser l’édifice aux mains des forces loyalistes. Le lieu est hautement symbolique puisque, Abou-Bakr al-Baghdadi, s’y était autoproclamé “calife” sur les zones conquises par ses combattants en Irak et en Syrie en juillet 2014.

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Barbie se met à la diversité ! Pour tenter de pallier la baisse de ses ventes, la marque Mattel, qui commercialise la célèbre poupée, a décidé de se mettre au goût du jour. La gamme de Ken, le compagnon de la célèbre Barbie subit donc un petit lifting. Les poupées seront vendues avec 7 tons de peaux et 9 couleurs de cheveux différentes. Le manager général de Barbie, Lisa McKnight, se félicite de cette “évolution naturelle” de la marque. Avec la Barbie pro métissage, à quand la Barbie obèse ou boutonneuse ?

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Dans un instant, notre nouvelle émission :”Cette année là”, réalisée en alternance avec  “Le Plus d’Éléments”. “Cette année-là” vous fait découvrir des livres, des chansons, des films, des évènements qui ont marqué la société française en bien ou en mal. Ce soir, les années 1953, 1977 et 1986.

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C’est la fin de cette édition. Tout de suite, Christian Combaz vous présente une nouvelle chronique de la France de Campagnol. Merci de votre fidélité, à demain, bonsoir !

 

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