Zohra Bitan: «Le burkini n’est pas une liberté, car il vient de pays où le décolleté est proscrit!»

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La chroniqueuse des «Grandes Gueules» de RMC estime que le burkini traduit une revendication politico-religieuse qui doit être considérée comme telle.

FIGAROVOX.- Pourquoi avez-vous lancé samedi sur Twitter le hashtag #JeKiffeMonDecollete?

Zohra BITAN.- C’était une réaction suite au témoignage d’une jeune fille sur les réseaux sociaux, qui se plaignait d’avoir été traité de «sale pute» pour s’être promenée en décolleté. C’est insupportable: on a l’impression par moments que pour les filles, c’est un véritable combat que de s’habiller comme on l’entend. Avec moi, un autre compte Twitter a relayé l’appel, qui a pris ensuite des proportions auxquelles je ne m’attendais pas. Il y a eu de très nombreux échanges, des invectives certes aussi, mais je crois que ce mouvement a permis à de nombreuses personnes de faire passer ce message: nous refusons que quiconque nous intime l’ordre de ne pas nous vêtir comme nous l’entendons.

On vous a reproché la vulgarité d’un tel mouvement…

C’est seulement une infime minorité qui nous a fait ce reproche! Sur les réseaux sociaux, la plupart des réactions allaient dans le sens du droit des femmes, même si quelques commentaires sexistes ont malheureusement été publiés. Quand je vois le nombre de femmes qui ont participé au mouvement, y compris, pour un bon nombre d’entre elles, des femmes qui n’avaient pas l’habitude de poster de telles photos, je crois que le bilan est plutôt positif.

Le Figaro