Vive la crise ! Journal Présent

433

« Au-dessus des citoyens s’élève un pouvoir immense et tutélaire qui se charge seul d’assurer leurs jouissances et de veiller sur leur sort », écrivit Tocqueville… Macron, lors de son élection, se voulait en rupture avec ses prédécesseurs sur la croissance de l’Etat. Et, avec la crise sanitaire, le monde d’avant devait disparaître au profit du monde d’après. S’il est un domaine dans lequel on peut douter de ce discours, c’est bien celui de l’Etat et de sa sphère d’intervention qui ont considérablement progressé au cours de la crise, et l’on voit mal comment il pourrait revenir en arrière. La France se prépare de longues années de servitude « volontaire ».

En conséquence, le secteur public va continuer de croître et avec lui les « Etats profonds » qui n’ont aucun intérêt à ce que cela change.

Tous les gouvernements de droite comme de gauche depuis 1974 ont laissé filer la dépense publique ; on peut difficilement parler de dérive libérale de la France. Ce qu’on qualifie, à tort, de dérive libérale, c’est ce capitalisme monopolistique de connivence, cette copulation monstrueuse de la haute administration et de l’oligarchie financière.

La suite sur Présent