Une fête de la musique sous le signe des restrictions sanitaires

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Une soirée mouvementée. Hier, la quarantième édition de la fête de la Musique a été émaillée d’interventions de la police, d’affrontements et de gaz lacrymogènes. Alors que le couvre-feu a été levé lundi, ainsi que le port du masque à l’extérieur quelques jours avant, la fête de la musique a rassemblé de nombreux Français dans les rues.

A Paris, dans les rues de Montmartre ou aux abords de la place de la République, des milliers de fêtards se sont rassemblés, malgré les règles interdisant les concerts spontanés (seuls les concerts dans les bars et restaurants étaient autorisés au dernier moment) et les rassemblements de plus de dix personnes sur la voie publique.

Rapidement, les forces de l’ordre sont intervenues pour déloger les fêtards, à coups de gaz lacrymogènes. Des affrontements ont éclaté, des fêtards ont répondu aux gaz lacrymogènes avec des projectiles. A Paris, 25 personnes ont été interpellées.

Même ambiance à Nantes en Loire-Atlantique. Un rassemblement en l’honneur de Steve Maia Caniço, tombé dans la Loire lors de la Fête de la musique de 2019 lors d’une charge de la Police, s’est transformé en “free party”. Des affrontements entre les “teufeurs” et les forces de l’ordre ont éclaté. A Annecy en Haute-Savoie, un rassemblement au bord du lac a dégénéré en altercations entre les participants, entraînant l’intervention de la police.

Emmanuel Macron, quant à lui, passait son 21 juin à l’Elysée avec la star américaine Justin Bieber, de passage à Paris, et des personnalités triées sur le volet et des gens du quartier de l’Elysée. Une autre ambiance pour le chef de l’Etat, pendant que les Français subissent encore des mesures autoritaires plus vraiment sanitaires.