Un syndicat de gynécologues appelle à une « grève de l’IVG »

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Dans un message adressé à ses adhérents, le Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France? (Syngof) a appelé à « être prêts à arrêter la pratique des IVG ».

Que demande le syndicat ? en réalité, son objectif n’est pas de lutter contre l’avortement, mais de faire du bruit pour demander une meilleure couverture des risques liés à la pratique gynécologique. « une quinzaine de gynécologues n’ont pas de couverture pour la part de leur condamnation (dans le cadre de sinistres graves liés à la pratique de leur profession ndlr) qui dépasse le plafond ». Parfois « les sommes peuvent atteindre des 10 -12 millions d’euros », affirme l’ex président du syndicat Jean Marty. Et « alors que le ministère nous avait promis de régler le problème avec la loi de santé, il nous a annoncé que celui-ci serait traité à la fin de l’année », précise-t-il encore.

Toutefois, alors qu’il était invité sur TMC, l’actuel président du Syngof Bertrand de Rochambeau avait déclaré : « Nous, nous ne sommes pas là pour retirer des vies ».

Ce à quoi la journaliste interloquée avait répondu qu’un avortement « n’est pas un homicide au sens juridique du terme ». Et le gynécologue de lui rétorquer sans ambiguïté : « Si madame ».

De son côté, le ministre de la Santé Agnès Buzyn a qualifié la situation de « prise en otage des femmes ».