Un maire des Alpes-Maritimes craint pour son village après l’arrivée de 20 « migrants mineurs non accompagnés »

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Jeudi, vingt jeunes migrants « mineurs non accompagnés » ont intégré le site d’hébergement « Orméa » sur la commune de Sainte-Agnès (06), suite à sa réquisition par la préfecture le 15 avril dernier pour y ouvrir une structure dédiée à « l’accueil de 56 mineurs non accompagnés en situation vulnérable ».

Cet ancien centre de loisirs, qui a été rénové au printemps, est désormais sous la responsabilité du Département des Alpes-Maritimes, « dans le cadre des missions de protection de l’enfance qui lui sont dévolues par la loi ».

Mécontent de cette décision, Albert Filippi, le maire du village, est très inquiet et s’insurge : « L’on est confronté à des problèmes ethniques, face à des jeunes qui ont subi des troubles et des tortures dans un climat de guerre. On peut arriver à des violences… Les zones urbaines me paraissent plus adaptées, car elles sont proches des centres hospitaliers et favorisent une meilleure intégration sociale… Je n’ai même pas de police municipale sur ma commune! ».

Les jeunes réfugiés venaient notamment des logements étudiants du CROUS de Nice, qu’il fallait absolument libérer pour la rentrée scolaire. La durée d’accueil des jeunes migrants à Sainte-Agnès devrait être de six mois, normalement…

Nice Matin