Stalingrad (Paris) : une toxicomane agresse un enfant de deux ans

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Nouvelle série d’agressions dans le quartier de Stalingrad, situé dans le XIXème arrondissement de Paris, occupé par des toxicomanes. Vendredi 18 juin en début d’après-midi, une femme décrite comme « africaine, mince, les cheveux en désordre, la peau sale » a agressé plusieurs riverains. Elle a d’abord frappé une femme âgée de quarante ans dans la rue Adama, avant de gifler un sexagénaire prenant un café à la terrasse d’un bistro, le faisant chuter. L’homme a porté plainte pour coups et blessures.
A la station de métro Stalingrad, l’agresseur pousse une personne dans les escaliers. Mais son chemin émaillé de violences ne s’arrête pas là : quelques instants plus tard, elle croise une femme promenant son fils de deux ans en poussette. Elle a alors pris violemment à parti la mère, lui reprochant de vouloir chasser les « crackers » du quartier. Puis elle frappe avec son sac le petit garçon, qui ressort avec un hématome et une coupure sur la joue droite, près de l’œil. Pris en charge par les sapeurs-pompiers, il est transporté à l’hôpital Robert Debré, dans le XIXème arrondissement.

Vers 17 heures, l’agresseur est interpellé par les policiers de la BAC. Toxicomane, elle faisait  l’objet d’une fiche de recherches pour « personne en état dépressif susceptible d’attenter à ses jours ». Déférée au parquet de Paris, elle a été internée à l’hôpital psychiatrique Sainte-Anne. Si elle n’a pas attenté à ses jours, elle a par contre blessé plusieurs personnes en seulement quelques heures.

Depuis le démantèlement de la « colline du crack », les toxicomanes ont envahi le quartier de Stalingrad, aujourd’hui surnommé StalinCrack. Le quartier étant devenu un véritable coupe-gorge, le ministère de l’Intérieur, en accord avec la Mairie de Paris, a décidé mi-mai de laisser les toxicomanes s’installer dans les jardins d’Eole, un parc situé dans le XVIIIème arrondissement de Paris. Alors que le maire Anne Hidalgo avait promis de rendre le parc aux habitants au plus tard le 1er juillet, cette nouvelle agression rend l’atmosphère encore plus explosive. Ce mercredi, l’édile de Paris doit rencontrer le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, afin de trouver une solution à un problème qui semble insoluble, faute de décision forte de l’exécutif.