«Sous Agnès Buzyn, la vie des soignants et des patients s’est dégradée»

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ENTRETIEN FIGAROVOX – Au lendemain du départ du gouvernement d’Agnès Buzyn, Gérald Kierzek revient sur son bilan comme ministre de la santé et commente les nombreux défis qui attendent son successeur, Olivier Véran.

FIGAROVOX.- Agnès Buzyn a choisi de quitter le gouvernement pour devenir la candidate LREM à la mairie de Paris. Quels signes envoie cette démission en pleine crise de l’hôpital et épidémie de Coronavirus? N’y a-t-il pas un risque de désorganisation de l’action du gouvernement?

Gérald Kierzek.- Il n’y a pas de vacance du pouvoir et de la décision au ministère des Solidarités et de la santé. Il faut rappeler d’abord que le ministre n’est pas l’opérationnel de la crise. Il existe un centre de crise le CORRUSS (Centre opérationnel de réception et de régulation des urgences sanitaires et sociales), composé de médecins, pharmaciens, ingénieurs spécialisés en santé publique et gestionnaires de crise. Celui-ci bénéficie de l’appui de communicants de crise, de juristes et d’autres experts du ministère. Ensemble, ils définissent et coordonnent la réponse aux urgences sanitaires identifiées à partir des signalements et des informations. Le ministre est quant à lui essentiellement un communicant et, en cas de crise grave, la décision est interministérielle voire du ressort du Premier ministre. Ensuite, Olivier Véran connaît pour le coup parfaitement les dossiers et les rouages de ce ministère. Il est un médecin et un politique aguerri et il n’y a donc pas de risque de désorganisation.

Le Figaro