Saint-Ouen : règlement de compte sur fond de trafic de drogue ?

242

Nouvelle affaire sordide à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), dont le quartier du Vieux Saint-Ouen est devenu une plaque tournante du trafic de drogue. Dans la nuit de lundi à mardi, deux cadavres ont été découverts par la police dans la cave d’un immeuble de la cité Soubise, abattus par balles. Il s’agissait de Sofiane Mjaiber, 25 ans, surnommé Sosso, et Tidiane Bagayoko, 17 ans. C’est un adolescent de 16 ans, blessé par le tueur, toujours activement recherché, qui aurait permis aux policiers de localiser les corps de Sofiane et Tidiane.

L’enquête a été confiée à la brigade criminelle. Si Jacqueline Rouillon, ancien maire PCF de la ville, présente Sofiane comme « un jeune adorable », membre du PCF et engagé dans la vie locale, une source proche du dossier indique que ce dernier était identifié « comme étant le chef du réseau local du trafic ». Son exécution pourrait être liée au trafic de drogue. Car la cité Soubise est un gros point de deal de la ville, ravagée par une guerre de territoire. Depuis cet été, les règlements de comptes à coup d’armes à feu se succèdent, plongeant les habitants dans la peur. Mardi, le lendemain de l’assassinat de Sofiane Mjaiber et Tidiane Bagayoko, Karim Bouamrane, le maire PS de Saint-Ouen, a demandé au préfet de déployer des effectifs de police supplémentaires dans le quartier du Vieux Saint-Ouen.