Nucléaire : l’Iran veut récupérer ses avoirs 

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Les négociations sur le nucléaire ont repris à Vienne lundi, entre les grandes puissances et l’Iran.

Le nucléaire iranien est, on le sait, une préoccupation première des États occidentaux. Les sanctions économiques imposées par les américains à l’Iran, notamment l’impossibilité d’exporter son pétrole, ainsi que le gel de ses avoirs bancaires aux quatre coins du monde sont actuellement dans la balance des négociations et Téhéran n’entend pas se laisser faire. L’Iran, par le biais de son négociateur Ali Bagheri-kana, veut en revenir aux termes de l’accord de 2015, qui n’impliquait pas de sanctions économiques, celles-ci ayant été décidées par Donald Trump en 2018, lors de son retrait des accords.

En riposte, l’Iran a multiplié les coups de canifs dans le contrat et s’approche de très près de sa capacité à produire suffisamment d’uranium enrichi pour fabriquer une bombe. Le fossé qui sépare les protagonistes est si large qu’un accord a minima pourrait être une perspective raisonnable : Téhéran stoppant sa marche vers l’enrichissement d’uranium, et devant aller jusqu’à livrer son uranium déjà enrichi à la Russie, en échange du déblocage de ses avoirs et de la reprise de ses exportations de pétrole.

Dores et déjà, deux banques de Bahreïn viennent d’être condamnées par la cour d’arbitrage de La Haye à indemniser à hauteur de 200 millions d’euros deux banques iraniennes illégalement expropriées.

CH