Nouveau trou d’air pour l’aérien français

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L’Assemblée nationale vote la suppression de certains vols intérieurs

Samedi soir, l’Assemblée nationale a adopté la suppression de lignes intérieures aériennes quand il existe une alternative en train inférieure à 2h30. Une mesure issue de la Convention citoyenne pour le climat (CCC), constituée en octobre 2019 à la demande d’Edouard Philippe, alors Premier ministre, et rassemblant 149 propositions décidées par 150 citoyens tirés au sort.

La Convention citoyenne pour le climat proposait la suppression des vols intérieurs en cas d’alternative de trajet en train de moins de 4h, mais l’Assemblée nationale a choisi le seuil de 2h30. Une décision prise car « [le seuil de 4 heures] vient assécher les territoires très enclavés comme le grand Massif central… Ce serait inique sur le plan de l’équité des territoires », a avancé Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux Transports.

Les députés se sont écharpés sur ce vote. Certains, comme les députés PS Joël Aviragnet et David Habib ont dénoncé un risque de perte d’emploi dans le secteur aéronautique. Les députés EELV et LFI, au contraire, ont quant à eux reproché le seuil de 2h30 choisi et réclament de revenir à la proposition initiale de 4h de trajet en train.

Le secteur aéronautique français a décidément du plomb dans l’aile. En effet, la crise du Covid-19 a ralenti considérablement le trafic aérien mais aussi les commandes pour les entreprises fabricantes d’avion et de pièces détachées.