“Négrophobe” et “raciste” : la police et la justice vues par le Comité La Vérité pour Adama

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Le Comité La Vérité pour Adama s’est encore illustré. Samedi dernier, il participait à la Marche des Solidarités, une manifestation où des clandestins défilent dans les rues tout en accusant la France d’être raciste.

Galvanisé par un public de luxe, Samir B. Elyes, membre du Comité La Vérité pour Adama a déversé un discours particulièrement mesuré… Il y fustigeait “une justice négrophobe” et “des policiers racistes dans [leurs] quartiers”.

L’argument du racisme est systématiquement mis en avant par les militants du Comité, accusant la police d’avoir tué Adama Traoré en raison de sa couleur de peau, oubliant de préciser que parmi les trois gendarmes à l’origine de l’interpellation d’Adama Traoré, deux sont d’origine antillaise

Samir B. Elyes, ancien militant du Mouvement de l’Immigration de la Banlieue, a continué en s’en prenant à la justice : “La justice leur délivre [aux policiers] des permis de tuer. […] En France, il y a un traitement pour les familles noires et les familles arabes, et un traitement pour les autres. Et ça, nous on l’acceptera jamais”.

Pour David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), “Leur discours est un concentré de haine et une incitation à la haine”. Il en appelle à l’Etat : “L’Etat ne doit rien laisser passer. […] il y a des citoyens qui ne comprennent pas pourquoi on autorise toutes ces manifestations, alors qu’eux-mêmes doivent respecter à la lettre les mesures sanitaires…”

Difficile de croire que l’Etat réagira, lui qui préfère souvent une toute relative “paix sociale”. Déjà en juin dernier, Christophe Castaner, alors ministre de l’Intérieur, n’avait pas hésité à laisser se dérouler les manifestations “contre le racisme” normalement interdites en période de crise sanitaire. Il avait alors déclaré au micro de RMC/BFMTV : “L’émotion dépasse les règles juridiques”

Une émotion qui tente également de faire oublier le palmarès de la famille Traoré. En effet, le disparu Adama Traoré était connu de la justice pour recel, extorsion avec violences, menaces de mort, etc. Un bien beau CV, partagé également par plusieurs de ses frères. En effet, Bagui, Yacouba, Youssouf, Samba et Serene Traoré ont de nombreux démêlés avec la justice.