Marseille, Nice, Saint-Etienne : les semonces de la CNIL face à des nouveaux projets sécuritaires

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Coup de froid sur la smart city ? La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) vient de sévèrement tacler deux projets sécuritaires : le premier concernant des portiques biométriques destinés à deux lycées de Nice et Marseille, le second au sujet d’un réseau de micros déployés dans les rues de Saint-Etienne.

Le gendarme des données personnelles a d’abord fait parvenir, vendredi 25 octobre, une missive aux rectorats de Marseille, de Nice ainsi qu’au président de la région Sud. Dans son courrier, révélé par Mediapart, la commission étrille le projet d’équiper le lycée des Eucalyptus, à Nice, et Ampère, à Marseille, de portiques de reconnaissance faciale destinés à filtrer à l’entrée les élèves volontaires.

Même si elle peut prendre des sanctions une fois le projet lancé, la CNIL n’avait pas à l’autoriser formellement en amont. Elle a cependant été destinataire du rapport établi par la région Sud détaillant le projet et estimant les dégâts potentiels en matière de vie privée. Elle a donc pu évaluer si ce projet était, ou non, dans les clous du droit.

Le Monde