L’étrange reconversion des locations Airbnb – Thibault Bastide

403

La plateforme Airbnb n’échappe pas à l’épidémie de coronavirus. En raison du confinement, les locations sur la plateforme sont au point mort. Faute de clients, les loueurs tentent de trouver des parades pour éviter de perdre des revenus. Si certains n’ont d’autres choix que de mettre leurs logements sur le marché classique de location longue durée, d’autres se tournent vers des activités illégales. Dans un courrier adressé au ministre du Logement, Julien Denormandie, l’adjoint chargé du logement à la maire de Paris, Ian Brossat, affirme que la prostitution ou le trafic de drogue se développent dans des logements loués d’ordinaire sur Airbnb. Selon l’élu, les signalements ne cessent d’affluer. Un fléau qui a même proliféré avant le début du confinement. En janvier dernier, une propriétaire a découvert qu’un film pornographique avait été tourné sans son autorisation dans son appartement.

Par ailleurs, Ian Brossat s’inquiète de la multiplication des annonces de meublés touristiques de moyenne durée proposant un bail mobilité, réservés en vertu de la loi logement aux personnes en formation professionnelle, études supérieures, contrat d’apprentissage ou encore en stage. En guerre contre la plateforme Airbnb qu’il accuse de soustraire au moins 30 000 logements à la location dans la Capitale, l’adjoint d’Anne Hidalgo étudierait l’hypothèse de racheter certains de ces biens du fait du manque à gagner qu’accuseront de nombreux propriétaires.

Thibault Bastide