Les parents de Vincent Lambert déposent un nouveau recours contre l’arrêt des soins

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La guerre judiciaire autour de l’affaire Vincent Lambert n’est toujours pas terminée. Alors que le docteur Sanchez du CHU de Reims a déclaré samedi que les soins du patient tétraplégique allaient être arrêtés à partir du 20 mai, les parents continuent poursuivent le combat.

Leurs avocats, Me Jean Paillot et Me Jérôme Triomphe, annoncent de nouveau recours dès lundi 13 mai. « La France pratique l’euthanasie de personnes vulnérables », dénonce l’un des avocats des parents de Vincent Lambert, après la décision du CHU de Reims.

« Le Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU vient de demander à la France de suspendre toute décision d’arrêt des soins de Vincent Lambert. Si la sédation était mise à exécution, cela voudrait dire que la France s’assoit sur ses propres engagements, qu’elle pratique l’euthanasie de personnes vulnérables, contrairement à la convention relative aux droits des handicapés qu’elle a signée » dénonce Me Jean Paillot, dans Le Parisien.

« Il n’y a aucune urgence médicale à arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert et rien ne justifie une violation aussi éhontée du droit international et des mesures provisoires réclamées par l’ONU », estiment encore les avocats des parents.

Selon les avocats, « le docteur Sanchez a décidé qu’il [Vincent Lambert] mourrait dans le couloir de la mort dans lequel il est enfermé à clé depuis des années ». Si cette décision était exécutée, « Vincent Lambert mourrait en quelques jours […] et le docteur Sanchez pourrait remettre à Viviane Lambert un fils mort pour la fête des mères le 26 mai prochain », ont-ils encore déclaré.

Les avocats lancent un appel au défenseur des droits, Jacques Toubon, et au président de la République, Emmanuel Macron. Ils ont également annoncé leur intention de saisir la justice « pour que soit respecté le droit international au profit de Vincent Lambert ».

L’Express