Les banlieues craquent – Thibault Bastide

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Partout sur le territoire, la tension grimpe dans les quartiers dits sensibles. Après 5 semaines de confinement, des épisodes de violence urbaine sont relevés chaque jour dans les banlieues françaises. Alors que les forces de police ont reçu l’ordre d’agir avec discernement dans ces quartiers à forte densité d’immigrés pour maintenir un semblant de paix sociale, les petits délinquants s’en donnent à coeur joie. Conscients du laxisme des autorités publiques à leur égard, ces individus n’ont qu’un seul objectif : prouver qu’ils sont maîtres de leur territoire. Ainsi, ils n’hésitent pas à multiplier les provocations face aux forces de police et les prendre à partie lors de guet-apens soigneusement organisés. En effet, les attaques sont préparées de façon méthodique avec, à chaque fois, des incendies de mobilier urbain ou de véhicules pour faire venir policiers et pompiers. S’ensuivent jets de projectiles et autres tirs de mortiers.

Ces tensions sont exacerbées en cette période de confinement. Alors que le trafic de drogue est quasiment à l’arrêt, les affrontements sont devenus monnaie courante avec une crainte pour les forces de police : la bavure policière. En effet, au moindre incident de ce type, l’émeute peut exploser et les réseaux sociaux abondent en appels à des représailles.

C’est d’ailleurs ce qu’il s’est produit samedi soir à Villeneuve-la-Garenne dans les Hauts-de-Seine où un délinquant de 30 ans, défavorablement connu des services de police et placé sous contrôle judiciaire pour des menaces de mort, a été gravement blessé à la jambe après avoir percuté une voiture de police. Si, selon les fonctionnaires, le trentenaire roulait à vive allure et sans casque et aurait manqué de renverser l’un d’eux avant de percuter leur voiture, des témoins affirment quant à eux que les policiers auraient ouvert la portière pour arrêter l’individu. Un scénario propice pour dénoncer une bavure policière. Depuis, des échauffourées éclatent chaque soir à Villeneuve-la-Garenne mais également dans d’autres banlieues de la région parisienne.

Une situation qui pourrait s’envenimer dans les jours qui viennent surtout à l’approche du déconfinement.

Thibault Bastide