Leçon de mondialisme par l’ONU et l’OMC – Pierre Bergerault

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Risque de « pénurie alimentaire » en vue ! C’est le constat alarmant que dressent ce mercredi deux agences de l’ONU (OMS et FAO) et l’OMC face à la crise que traverse le commerce international bouleversé par le coronavirus.  

Selon un communiqué commun, les responsables des trois organismes s’inquiètent du blocage de l’agriculture occidentale à cause du « ralentissement de la circulation des travailleurs  » et des « retards aux frontières pour les containers » de marchandises.  Tout cela entraînant du gaspillage alimentaire.

Autrement dit, ces trois organismes internationalistes invitent les chefs d’Etat et de gouvernement à rouvrir leurs frontières aux travailleurs étrangers et aux marchandises en tout genre. Doctrine de libre-échange total, qui soit dit en passant, est à l’origine de la propagation du coronavirus dans le monde entier et de la destruction du tissu industriel et agricole, par le dumping social, de la plupart des pays de l’Union européenne, seul ensemble économique totalement ouvert aux quatre vents de la mondialisation. Et maintenant que l’économie des Etats membres fonctionne de manière globale, les nations n’arriveront pas de si tôt à se réindustrialiser dans la mesure où c’est bien cette direction vers laquelle les peuples se seront engagés.

L’ONU et l’OMC mettent aussi en lumière le besoin de coopération internationale en vue de protéger les salariés du secteur agroalimentaire contre la propagation du virus afin de maintenir les chaînes d’approvisionnement alimentaire. Mais où était l’OMS quand il aurait fallu prévenir les gouvernements et les populations du risque imminent de la pandémie que le monde connait aujourd’hui.

A elles deux, ces organisations illustrent à merveille cette maxime de Bossuet : « Dieu se rit des créatures qui déplorent les effets dont elles chérissent les causes. »

Pierre Bergerault