Le voile, signe extérieur de la fracture française

202

Après l’affaire de l’accompagnatrice scolaire au Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, la question du voile islamique n’en finit plus de faire parler d’elle. Une question qui révèle avant tout le communautarisme grandissant et l’immigration hors de contrôle en France.  

Signe extérieur de la fracture française

“Le port du voile dans l’espace public n’est pas mon affaire”. Cette phrase prononcée par le président de la République lors de sa visite à la Réunion avait bien de quoi surprendre. Après l’affaire de l’accompagnatrice scolaire voilée au Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté dénoncée par Julien Odoul (RN), Emmanuel Macron a savamment botté en touche. Faisant référence à une confusion collective, le chef de l’état considérait en effet qu’il n’avait pas à intervenir au delà des stricts services publics. En réalité, le sujet principal du président est de ne pas faire les frais des critiques contre une supposée islamophobie. En effet, les principaux signes religieux ostentatoires constatés en France ont trait à la religion musulmane, et ce, alors même que de nombreux musulmans soutiennent que le port du voile n’est pas imposé par la religion. 

Pour beaucoup de Français, politiques ou non, ces symboles sont avant tout des symboles de sécession et de communautarisme assumé, et affichent une volonté de ne pas s’intégrer aux moeurs de la France.

Le chantage à l’islamophobie

Autre problème pour régler la question : le chantage à l’islamophobie. En effet, chaque critique de l’islam politique entraîne régulièrement les hurlements des défenseurs d’un bouc émissaire imaginaire. Avec un chiffre entre 6 et 8,5 millions de musulmans en France actuellement, le pays ne semble pourtant pas particulièrement hostile à ces derniers. Les mosquées sont de plus en plus nombreuses et se construisent avec l’aval de l’Etat. Un État qui va parfois jusqu’à céder des baux emphytéotiques pour quelques euros à des associations cultuelles déguisées. De même, la profusion de restaurants et boucheries halal dans certaines zones laissent perplexes sur le caractère islamophobe des Français. 

Pourtant, une manifestation contre l’islamophobie était organisée devant les locaux de CNews le 2 novembre dernier, pour protester contre la présence à l’antenne d’Eric Zemmour. Une manifestation organisée par un certain Abdelaziz Chaambi, accessoirement fiché S et poète à ses heures perdues. Un rassemblement particulièrement sympathique qui, par son existence même, apporte sur un plateau de quoi nuancer l’islamophobie qui régnerait en France… 

Echec de l’intégration à la française

De quoi relativiser aussi la question du voile qui apparaît décidément comme la face émergée d’un iceberg nommée immigration. En effet, avec des arrivées de plus en plus massives de ressortissants en provenance du continent africain, les proportions de populations musulmanes croissent progressivement. De quoi donner à certains territoires français l’apparence du pays que l’on vient de quitter. En conséquence, l’échec de l’intégration à la française – écrasée par le nombre et les politiques éducatives déficientes pousse les générations nées en France de parents immigrés à se tourner vers leurs origines, parfois totalement méconnues mais dont le mérite premier est de ne pas être françaises, à l’inverse de leur carte d’identité. Un état d’esprit qui ne disparaîtra pas avec l’évacuation du voile dans la sphère publique, laquelle permettrait avant tout de rendre l’immigration en France moins visible mais pas moins présente.

Ce sujet sera abordé lors du JT de TV Libertés de ce soir