Le texte du projet de loi bioéthique a de quoi inquiéter les défenseurs de la famille (Décryptage)

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Le texte du projet de loi bioéthique de septembre prochain déjà diffusé… le document qui circule du côté du Palais Bourbon a de quoi inquiéter les défenseurs de la famille. Décryptage d’un texte qui ne manquera pas de faire polémique.

Le «projet de loi relatif à la bioéthique», présenté par le ministère des Solidarités et de la Santé vient entériner une bonne décennie de fantasmes idéologiques faits de PMA, de destruction de la filiation et de table rase du modèle familiale traditionnel. Dans l’exposé des motifs de cette première mouture, la majorité se délecte des prétendus dialogues qui ont été menés dans le cadre de ce texte et vante les mérites de la république française, à la fois régime stable, démocratique et en même temps lieu de haute maîtrise médicale. 

Un concentré de propagande qui s’articule autour de six axes

Dans ce concentré de propagande, est également évoqué le rôle de la France dont « la position sur ces sujets a une valeur bien au-delà de ses frontières en Europe et dans le monde ». On serait presque revenu au temps béni des colonies avec ce bon vieil empire bleu blanc rouge qui diffuse sa camelote universelle en exploitant les peuples indigènes aux quatre coins de la terre.

Le projet de loi s’articule lui autour de six axes structurants avec en titre 1 l’ouverture de la PMA aux femmes mariées et aux femme seules, l’assurance maladie prendra évidemment les frais engendrés… l’accord du conjoint pour un don de gamète est pour sa part supprimé.

Le texte tire également les conséquences en matière de filiation et propose deux pistes en la matière. 

Le titre 2 évoque l’encouragement à la solidarité entre les personnes par le don d’éléments et produits du corps humain… une manière élégante d’aborder le trafic à venir en matière d’organe, de tissus et autres cellules. Le titre 3, lui se cantonne à ce qui est nommé une diffusion de nouveaux progrès scientifiques et technologiques dans le respect des principes éthiques, un mot passe partout qui semble complètement vidé de son sens.

Quant au titre 4, il vise tout bonnement à supprimer les contraintes dites infondées qui pèsent sur la recherche recourant à certaines cellules… comprendre développement accrue de la recherche embryonnaire sous couvert d’un vernis éthique… le titre 5 sent bon l’eugénisme et vise pour sa part à intensifier le diagnostic prénatal qui permet d’éliminer les fœtus qui ne conviendraient pas aux parents… ce titre implique également dans son article 20 la suppression de la proposition systématique d’un délai de réflexion pour les avortement dit de raison médicale.

L’article 23 favorise l’avortement des jeunes fille mineurs en cachant légalement leur hospitalisation aux parents.

Enfin le titre 6 évoque les mesures qui permettront d’installer une gouvernance bioéthique adaptée au rythme des avancées des sciences et des techniques, consacrant notamment l’élargissement du périmètre du très idéologique comité consultatif national d’éthique.

Si le texte est susceptible de quelques modifications, l’esprit de la loi est clairement au changement total en matière de bioéthique.

La GPA sera introduite au texte ultérieurement

La Gestation Pour Autrui ne figure pas dans le texte, plus polémique que la PMA, elle fera l’objet d’un débat en septembre à l’Assemblée et devrait être introduite dans la loi par le biais d’un amendement ou d’une proposition de loi afin de faire passer la pilule avec un vernis démocratique.

A ces grands chambardements dits sociétaux s’ajoutera probablement au programme de la rentrée parlementaire un texte visant à la légalisation de l’euthanasie. Ainsi la boucle sera bouclée… la majorité ne pourra en revanche plus cacher son échec économique et social derrière ses gesticulations sociétales.

Ce sujet sera abordé lors du JT de TV Libertés de ce soir