Le Qatar quitte l’Opep

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Le Qatar a annoncé sa sortie en janvier de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole.

L’annonce a été faite lundi à Doha (Qatar) par le ministre de l’Énergie Saad Al-Kaabi, qui a évoqué une décision « difficile ». Le Qatar, qui a intégré l’Opep en 1961, en est un petit acteur avec 600.000 barils par jour pour l’année 2017, soit 1,8% de la production totale des pays membres de l’organisation (32,5 millions de barils). Ses réserves de pétroles sont dix fois moins importantes que celles de l’Arabie Saoudite, ce qui limite l’influence du Qatar au sein de l’Opep.

En revanche, l’Émirat qatari s’est bâti une véritable fortune grâce à l’exportation de gaz. Selon les chiffres de l’Opep, il est le 4e exportateur de gaz après les États-Unis, la Russie et l’Iran avec « 163 millions de tonnes équivalent pétrole de gaz naturel » en 2017. Il est aussi le premier exportateur de gaz naturel liquéfié au monde avec une production annuelle de 77 millions de tonnes.

Depuis juin 2017, L’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, le Bahreïn et L’Égypte imposent un embargo économique au Qatar. Les Saoudiens accusent Doha de financer des groupes terroristes et d’être trop proche de l’Iran. Riyad a également fermé les liaisons terrestres, maritimes et aériennes avec le Qatar.

Selon le Ministre Saad Al-Kaabi, ces tentions n’ont pas joué dans la décision de quitter l’Opep. Il s’agit plutôt pour le Qatar d’orienter à l’avenir sa stratégie autour de l’industrie gazière.