Le pape François de retour de Méditerranée

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Le pape prend son bâton de pèlerin pour “éveiller les conscience”: en voyage à Lesbos en Grèce ainsi qu’à Athènes puis à Chypre, il est de retour au Vatican ce lundi et a appelé l’Europe à prendre la défense des migrants.

Comme il l’avait fait en 2016 depuis Lesbos, d’où il avait ramené trois familles musulmanes syriennes, le Souverain pontife ramène cinquante migrants en Italie, alors que l’Europe vit une nouvelle crise migratoire difficile à juguler. A Chypre, il avait fustigé “le mur de la haine” bâtit pour endiguer la venue des clandestins.

L’autre objet de son voyage était une rencontre avec l’archevêque orthodoxe d’Athènes, Hiéronyme II; il s’agissait de la première visite d’un pape à Athènes depuis celle de Jean-Paul II en mai 2001. François voudrait réorganiser les Eglises orthodoxes, qui depuis le schisme de 1054, ont conservé chacune son autonomie, avec une “gouvernance synodale”. Face à l’archevêque orthodoxe, le pape a demandé pardonà Dieu et à [ses] frères pour les erreurs commises par beaucoup de catholiques” à l’égard des orthodoxes.

Entre sa préoccupation majeure des migrants, la tentative de mainmise sur les Églises orthodoxes, et le bannissement du Latin, le pape François divise les catholiques : en 2018, cinq ans après son élection en 2013, il perdait 12 points de popularité chez les catholiques pratiquants français.

CH