L’autre France du confinement – Thibault Bastide

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Vols, violences, arnaques… le confinement est synonyme de terrain de jeu idéal pour les petits et les grands délinquants. Pendant qu’une majorité de Français reste à domicile pour endiguer l’épidémie de coronavirus, certains individus font fi des consignes gouvernementales et sanitaires. Depuis plusieurs jours, des incidents ont éclaté à travers la France mais surtout dans les quartiers dits sensibles à forte concentration d’immigrés. En effet, la propagation du Covid-19 et les restrictions qui vont avec, suscitent quelques vocations chez les délinquants. Mardi, un supermarché des Yvelines a été attaqué par plusieurs individus emportant 8 chariots pleins de diverses marchandises. 3 d’entre eux ont été interpellés. La veille, un autre supermarché du même département a été dévalisé, avec une perte de plusieurs dizaines de milliers d’euros, par des braqueurs qui étaient passés par le toit. Des vols mais également des violences urbaines. Après avoir été alertés d’un pillage dans une épicerie à Trappes, les policiers ont été la cible de jets de projectiles.

La Seine-Saint-Denis n’est pas en reste. A La Courneuve, des petits escrocs ont été interpellés alors qu’ils tentaient de vendre à la sauvette des masques et des solutions hydroalcooliques, dont la provenance était pour le moins douteuse.

Des prisons sous surveillance 

Au sein des prisons, le climat est également extrêmement tendu depuis le décès dû au coronavirus d’un détenu de la prison de Fresnes. Pour limiter le risque de contamination, l’Administration pénitentiaire a décidé de suspendre les parloirs, lieux d’échange avec l’extérieur. Une telle restriction des visites, imposée en Italie, a provoqué des mutineries dans plusieurs prisons de la péninsule et causé la mort de douze détenus. Ce scénario pourrait donc se produire dans les centres de détention en France. Pour éviter l’émergence de manifestations violentes, le ministère de la Justice joue la carte de l’apaisement et du dialogue. Pas sur que cela suffise pour calmer des détenus parfois violents voire radicalisés.

Thibault Bastide