L’Australie envoie par le fond les sous-marins français

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C’était un contrat qui devait rapporter plus de cinquante milliards de dollars australiens, soit 31 milliards d’euros, à l’industrie de défense française. L’Australie avait en effet sélectionné le sous-marin français de Naval Group à propulsion conventionnelle, traduisez non-nucléaire, en 2016.

Alors que la commande de douze unités avait été donnée, l’Australie vient de revenir sur cette belle promesse au profit de la commande de sous-marins nucléaires américains et britanniques.

L’Australie explique cette décision par le fait qu’elle vient de signer un vaste partenariat de sécurité avec le Royaume Uni et les Etats Unis, concernant la zone indo-pacifique et a donc favorisé ses partenaires. 

La diplomatie française a accusé le coup, le ministre Le Drian également, ne pouvant s’empêcher de qualifier ces méthodes de comparables à celles de Donald Trump.

Se consolera-t-il en écoutant les propos de Biden, lequel a assuré que « Les Etats Unis voulaient travailler très étroitement avec la France dans cette zone stratégique du Pacifique » et que, « Paris était un partenaire-clé. »

En douterait-on ? Il semble bel et bien toutefois que Joe Biden écarte une fois de plus son allié européen au profit d’une coalition anglo-saxonne face à la puissance chinoise, dans cette zone d’avenir incontestable qu’est la zone indo-pacifique.

C.H