La France va-t-elle abandonner l’opération Barkhane ?

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Un sommet au Tchad avec les acteurs du G5 Sahel ! Lundi et mardi se déroule à N’djamena une rencontre entre les différents acteurs à savoir la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

Le président français Emmanuel Macron, lui, ne se rendra pas sur place préférant une visioconférence, un an après un autre sommet en France à Pau qui avait débouché sur une déclaration commune sur la poursuite de l’engagement militaire contre les forces terroristes en présence, à savoir des cellules de l’Etat Islamique et d’Al Qaeda notamment.
Lancée en août 2014 à la suite des opérations Serval et Epervier, cette guerre du Sahel reste très peu connue des Français.

Des forces françaises sur place qui sont aujourd’hui d’environ 5 000 hommes. Depuis le début des opérations, 50 militaires français ont trouvé la mort au Sahel. Des pertes qui pèsent pour une partie de l’opinion publique française même si entre 1 000 et 1 500 terroristes ont été éliminés.

La question de ces fameuses « opinions publiques » est d’ailleurs importante et si côté africain il est souvent rapporté une hostilité à l’égard de l’opération, la réalité semble plus nuancée.

Pour Caroline Galactéros, le maintien des forces françaises sur place est indispensable pour la sécurité nationale. La présidente du Think Tank « Géopragma » revient pour TV Libertés sur l’utilité de Barkhane depuis sept années.