La France se prépare à recevoir la 5G alors qu’un risque sanitaire n’est pas exclu

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Après l’Italie et l’Allemagne, la France a lancé sa procédure d’attribution des fréquences 5G aux opérateurs télécoms. Beaucoup plus rapide que la 4G, cette nouvelle génération de réseau téléphonique devrait révolutionner nos vies quotidiennes alors qu’un risque sanitaire n’est pas exclu. 

L’Arcep, le régulateur des télécoms, a dévoilé un projet de cahier des charges pour attribuer les premières futures fréquences mobiles d’ici 2020. Un nouveau big bang technologique faisant la part belle aux objets connectés. Après plusieurs mois de concertation avec les opérateurs et le gouvernement, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes a officiellement dévoilé lundi, sa procédure d’attribution des fréquences 5G en France. Une nouvelle technologie considérée comme étant le prochain grand défi en matière de télécoms dans le monde.

Vous l’aurez compris, il s’agit tout bonnement de généraliser l’hyper connexion. Un enjeu capital pour les opérateurs téléphoniques. Selon le schéma de déploiement de la 5G présenté par l’Arcep, chaque opérateur devrait proposer une offre 5G dans deux villes françaises avant la fin 2020. La montée en puissance serait progressive, pour que, à la fin 2025, chaque opérateur ait équipé 12 000 sites en 5G, soit une couverture des deux tiers de la population environ. L’ensemble du territoire sera couvert, soit en 5G, soit en « type 5G », à la fin 2030, selon le document mis en consultation par l’Arcep. Ainsi, une course poursuite contre le temps devrait s’engager afin de rafler le plus de clients possible.

Au total, Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom devront se partager un spectre de 310 mégahertz… quatre blocs identiques de 40, 50 ou 60 mégahertz seront mis à disposition des opérateurs à un prix fixe, qui sera déterminé par le gouvernement. Dans un second temps,  des enchères sur des blocs de 10 mégahertz seront organisés pour compléter le spectre. L’enjeu n’est pas anodin : plus un opérateur disposera de spectre, plus il sera en mesure d’élargir sa clientèle et de proposer des débits de pointe élevés sur son réseau 5G. De fait, les prix pourraient s’envoler comme cela a été le cas en Allemagne et en Italie, une aubaine pour l’Etat.

Cependant, le déploiement de la 5G comporte également son lot de complications. En effet, peu de fabricants de Smartphones disposent pour l’heure d’appareils compatibles avec les nouveaux réseaux et donc, par conséquent,  le changement de téléphone sera quasiment inéluctable.

Autre conséquence, mais plus grave cette fois-ci, les failles de sécurité. Avec la 5G, le volume des informations va exploser rendant cette question essentielle surtout lorsque l’on sait que la structure du réseau 5G est plus difficile à protéger que celui de la 4G. Enfin, pour arriver à de telles performances de rapidité, les ondes millimétriques de la 5G sont de portée et de pénétrations limitées nécessitant de nombreux relais. Ainsi, de nombreuses antennes émettant des champs électromagnétiques seront installées un peu partout. Un aspect à ne pas négliger alors qu’une pétition à ce sujet a été signée par 170 scientifiques issus de 37 pays pour demander un moratoire sur la 5G. D’ailleurs, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, les ondes électromagnétiques sont « peut-être cancérogènes » pour l’être humain.

Ce sujet sera abordé lors du JT de TV Libertés de ce soir.