Joyeuse Saint-Nicolas !

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Le 6 décembre, c’est la Saint-Nicolas !

Une fête de tradition toujours vivace dans le nord et l’est de la France ainsi qu’en Belgique et aux Pays-bas notamment. Si la tradition diffère selon les régions, elles ont toute en commun la distribution de cadeaux ou de friandises aux enfants.

Nicolas de Myre

Saint-Nicolas était l’évêque de Myre en Lycie vers 270 et décède en 345. Il a probablement participé au premier concile de Nicée et combattu l’arianisme. Il est également l’un des saints les plus vénérés chez les orthodoxes.

Dans la culture populaire, une partie des attributs régionaux de saint Nicolas serait inspirée du dieu scandinave Odin. En effet, ce dernier est toujours accompagné de ses deux corbeaux « qui voient tout », et de son cheval Sleipnir, tout comme saint Nicolas est dans certaines régions accompagné de deux « pères fouettards » et de son cheval.

Légende

La légende du Saint Nicolas raconte que, dans la région Lorraine, entre Nancy et Metz, l’hiver approchant, trois enfants, partis glaner dans les champs, se perdirent sur le chemin du retour. Attirés par la lumière filtrant des fenêtres d’une maison, ils s’approchèrent et frappèrent à la porte.

L’homme qui leur ouvrit, Pierre Lenoir (Peter Schwartz dans la culture germanique), boucher de son état, accepta de leur donner l’hospitalité pour la nuit. En fait, sitôt les enfants entrés, il les tua, puis à l’aide de son grand couteau, les coupa en petits morceaux, pour finalement les mettre dans son saloir (un grand baquet empli de sel), afin d’en faire du petit salé.

Saint Nicolas, chevauchant son âne, vint à passer par là et frappa à son tour à la porte du boucher. L’homme, n’osant pas rejeter un évêque, le convia à dîner. Son invité lui demandant du petit salé, le boucher comprit qu’il était découvert et, pris au piège, avoua tout. Le saint homme étendit alors trois doigts au dessus du tonneau de petit salé, reconstituant et ressuscitant ainsi les trois enfants.

Saint Nicolas enchaîna le boucher à son âne et le garda auprès de lui pour le punir. Il devint le père Fouettard, être mauvais, dont le rôle est de réprimander les enfants désobéissants et les cancres, fort de son caractère violent et irascible. Toujours vêtu de noir, caché sous une cagoule et une épaisse barbe noire, il incarne tout l’opposé de Saint Nicolas, en somme, qui arbore une belle barbe blanche, des vêtements colorés d’évêque (mauve et blanc, avec une crosse, dorée à l’origine, puis rouge et blanche, ce qui le rapproche du Père Noël actuel (Saint Nikolaus devint Santa Klaus), et donne toujours l’image d’une personne bienveillante. (Source : Article Saint-Nicolas (fête) de Wikipédia)

Une fête raciste ?

Le père fouettard qui accompagne Saint-Nicolas avec son fouet pour punir les enfants qui n’ont pas été sages est noir, il s’agit donc pour certains d’une fête raciste et offensante ! Cela a pris des proportions surprenantes dans plusieurs villes des Pays-Bas où des militants anti « Zwart Piet » (père fouettard) sont venus perturber ce 18 novembre l’arrivée de Saint-Nicolas provoquant des affrontements avec d’autres personnes défendant cette tradition (article).

Il n’est pas rare de voir apparaître lors de certaines manifestations publiques un père fouettard au visage bleu ou vert afin de ne pas offenser certaines catégories de la population.

En 2016, un comité de l’ONU qui se penchait sur l’éradication du racisme, avait qualifié le personnage de « Zwarte Piet » de « vestige de l’esclavage ».