Jack Dorsey (Twitter), le bal des faux culs (OJIM)

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OJIM – Qu’est-ce qu’un faux cul ? Le mot est rude mais expressif. Il désigne celui qui vous poignarde dans le dos, puis vous exprime ses regrets, vous explique qu’il n’a pas pu faire autrement, que finalement c’est pour votre bien ; puis, si vous n’êtes pas mort tout de suite recommence à la première occasion. L’américain Jack Dorsey, patron de Twitter, pourrait concourir à une médaille d’or, catégorie poids lourds.

BANNISSEMENT DE TRUMP ET CHUTE DU COURS DE BOURSE

Le dimanche 10 janvier Jack Dorsey prend la décision de supprimer sans espoir de retour le compte Twitter de Donald Trump avec ses 88 millions d’abonnés. Le lendemain lundi 11 janvier son cours de bourse dévisse de 6%, puis poursuit sa chute pour se stabiliser à moins 12% le 14 janvier à 45,78USD. Sur un an, la chute du cours est de 15%.

DORSEY LE 13 JANVIER : « JE NE RESSENS AUCUNE FIERTÉ »

Le mercredi 13 janvier soit après deux jours de dégringolade en bourse, sans doute une relation de cause à effet, Dorsey a des états d’âme :  il considère que le bannissement de Trump est un « échec de notre part à promouvoir une conversation saine ». Une conversation saine est, à n’en pas douter, une conversation entre libéraux libertaires exclusivement. Il ajoute que ces mesures « divisent, limitent les possibilités d’expliquer, de se racheter, d’apprendre ». En effet, une fois votre compte supprimé, il est plus difficile de s’expliquer. CQFD.

DU CULOT, TOUJOURS DU CULOT

Il ajoute – toute honte bue – que sa décision était « la bonne » mais qu’elle « établit un précédent dangereux : le pouvoir dont un individu ou une entreprise dispose sur une partie du débat mondial ». Explication : je vous élimine mais finalement c’est bien triste de devoir en arriver là, si vous aviez été plus raisonnable (id est : “de mon avis”) ça ne serait pas arrivé. Je vous tue avec bien du regret mon ami, mais c’est mon devoir.

Le double langage dans toute sa splendeur. On disait « un Tartuffe » on pourra dire de manière plus moderne « un Dorsey ».

Source : L’Observatoire du Journalisme

En complément : Jack Dorsey ridiculisé comme un petit garçon par Ted Cruz, sénateur républicain.