Immigration : la réponse de Matteo Salvini au pape François

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Aux propos que le pape François a tenu hier, culpabilisant les gouvernements européens engagés dans une politique de fermeté par rapport à l’immigration clandestine, le ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini n’a pas tardé à répondre.

« Il y a eu une exhortation du Saint-Père à sauver des vies : c’est ce que nous faisons »

« Depuis le 1er janvier jusqu’à ces dernières heures, il y a eu 2 000 arrivées en Italie à travers la Méditerranée, via mer, via chaloupe, via bateau à voile, via pédalo, via montgolfière, via ce que vous voulez, par rapport aux 14 000 de l‘an dernier. Et sur le front des morts et des disparus, l’information la plus orgueilleuse et que j’offre au Saint-Père comme témoignage concret de mon travail pour sauver des vies, les chiffres de l’Unhcr nous disent qu’entre 2015 et 2018 ils sont 15 000, tandis qu’en 2019 seuls deux corps ont été récupérés et parmi les morts et disparus déclarés par l’ONU, nous sommes à 500. (…) Donc la politique de contrôle et de sévérité porte à la réduction du nombre des débarquements qui est en baisse de 87 % mais aussi à une réduction du 100 % du nombre de morts ou disparus en mer (…) Tous les bateaux pirates illégaux abusifs ou complices des passeurs, qui se retrouvent à opérer dans les eaux libyennes, encouragent de nouveaux départs et sont donc complices de nouveaux morts et de nouveaux disparus » a lancé Matteo Salvini en réponse aux propos du pape François sur l’immigration. (RFI)

Italie : les bateaux transportant des migrants désormais passibles de lourdes amendes

Le Conseil des Ministres italien a approuvé le décret « sécurité bis » de Matteo Salvini. Désormais, le ministère de l’Intérieur décidera avec les ministères de la Défense et des Transports de l’interdiction du transit, ou de l’accostage de bateaux transportant des migrants vers les ports italiens.  En cas de violations des règles en vigueur, le bateau pourra être saisi, et l’armateur, le commandant et le propriétaire du navire jugé coupable seront passibles d’une amende de 10 000 à 50 000 euros.

Source : RFI / Les Observateurs