Génération identitaire : comment le fait d’alerter sur l’immigration peut vous conduire en prison (Vidéo)

987

Breizh Info – Suite à l’action de Génération identitaire dans les Alpes contre l’immigration illégale en 2018, de la prison ferme a été requise contre des cadres du mouvement.

Génération identitaire : le buzz de la « Mission Alpes »

En avril 2018, Génération identitaire, en compagnie d’autres militants européens et tous placés sous la bannière de « Defend Europe », avaient bloqué en montagne (Col de l’échelle) la frontière franco-italienne pour alerter les pouvoirs publics sur le laxisme face à l’immigration extra-européenne illégale.

Impact médiatique assuré ! Au prix d’une communication bien ficelée, l’action spectaculaire de par les moyens déployés a fait le tour des réseaux sociaux et des journaux télévisés. Ce qui vaudra notamment au porte-parole de Génération identitaire Romain Espino de subir les foudres du politiquement correct et de perdre son emploi.

Mais cet épisode n’a pas été sans conséquences judiciaires pour l’organisation. Qui voyait donc trois de ses cadres renvoyés devant le tribunal correctionnel de Gap (Hautes-Alpes) le 11 juillet pour avoir conçu et organisé une opération de nature à « créer une confusion avec l’exercice d’une fonction publique ».

Une vidéo diffusée par Génération identitaire la veille du procès est revenue sur l’affaire et évoque les enjeux de cette comparution :

Génération identitaire : six mois de prison ferme requis

Sur les trois cadres cités à comparaître, seul le président de Génération identitaire Clément Gandelin avait fait le déplacement. Lequel a voulu dénoncer une procédure « purement politique ». Quant aux accusations d’immixtion dans une fonction publique, il a déclaré : « nous n’avons jamais dit que nous prenions la place de la police ». Avant de garder le silence durant toute l’audience.

En définitive, les peines requises sont lourdes : six mois de prison ferme pour Clément Gandelin, alias Clément Galant ainsi que pour Romain Espino et Damien Rieu. Tous les trois sont poursuivis pour « activités exercées dans des conditions de nature à créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique » (article 433-13 du Code pénal). Par ailleurs, le procureur de la République de Gap, Raphaël Balland, a requis une amende de 75 000 euros contre Génération identitaire. Ce qui représente tout simplement la peine maximum pour l’association.

Le jugement concernant les trois cadres a été mis en délibéré au 29 août. Ces derniers n’entendent pas baisser les bras face à cette réquisition surréaliste…

Lire la suite sur Breizh Info