« Déplacement de la statue de Napoléon à Rouen », un mensonge en direct sur LCI

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OJIM – Le mensonge peut prendre plusieurs modes dans les médias de grand chemin. L’omission, l’importance apportée au sujet, son mode de transmission ou le travestissement pur et simple de la vérité comme un article de LCI de Felicia Sideris publié le 1er novembre 2021 sur une nouvelle illustration de « wokisme/néo-féminisme municipal » à Rouen. Felicia Sideris fait partie de l’équipe des « Vérificateurs » (sic), commune à TF1 et LCI.

 

Éric Ciotti et Napoléon

Le député LR Eric Ciotti (candidat à l’investiture de son parti) s’était ému du « retrait » de la statue de Napoléon effectué par l’équipe du maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol et avait alors proposé de l’accueillir dans son département des Alpes Maritimes. Felicis Sideris, s’est fendue d’un papier défendant le maire de Rouen et reprenant ses éléments de langage sous le titre « La mairie de Rouen a‑t-elle retiré une statue de Napoléon, comme l’affirme Eric Ciotti ? ». Et concluant de manière péremptoire dans l’introduction de son article :

« Contrairement à ce qu’assure Éric Ciotti, la statue de Napoléon n’a pas été retirée par la municipalité de gauche. Actuellement en restauration, elle est par contre au cœur d’une consultation citoyenne pour décider de son emplacement ».

Comment mentir et habiller son mensonge

L’affirmation « la statue n’a pas été retirée » est une falsification du réel en connaissance de cause. La statue ne se trouve plus à son emplacement à Rouen, elle a donc bien été retirée. L’article débutant par un mensonge reprend ensuite les explications alambiquées de la mairie de Rouen sur « la place des femmes dans la société » et une « consultation citoyenne » sur le possible futur emplacement de la statue. Consultation dont on voit bien la conclusion, Napoléon sera relégué dans un endroit moins exposé et remplacé par une œuvre évoquant plus le wokisme ou le néo-féminisme décolonial que l’histoire de France. Le communiqué de la mairie laisse d’ailleurs planer le doute, la statue « pourrait être placée ailleurs à Rouen ».

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