Exactions des supporters algériens lors de la Coupe africaine des nations : le désastre annoncé (Analyse)

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Après plusieurs rounds d’observations lors des précédentes rencontres, les pouvoirs publics semblent incapables d’empêcher les exactions des supporters algériens sur le sol français. Et alors que chaque match de l’Algérie en Coupe d’Afrique des Nations a été accompagné de débordements et de scènes de pillage, c’est le bouquet final qui était attendu ce vendredi soir à l’occasion de la finale de la compétition continentale. 

Depuis plus d’une semaine, tous les regards sont tournés vers la Coupe d’Afrique des Nations… non pas pour son aspect sportif mais bien pour les conséquences qu’entraînent les matchs disputés par la sélection algérienne. En effet, les trois dernières rencontres des fennecs ont systématiquement été accompagnés de scènes de liesse partout en France dérivant vers des débordements, des scènes de pillage et même à la mort d’une mère de famille à Montpellier. Pire, plus la compétition continentale avance plus les actes de dégradations sont nombreux en témoigne le nombre d’interpellation dimanche dernier, à l’occasion de la victoire en demi-finale, où près de 300 supporters algériens ont été interpellés. Aucune grande ville de France n’est épargnée par le phénomène. Paris, Lyon, Marseille ou encore Toulouse, toutes ces métropoles redoutent la déferlante algérienne. D’ailleurs, des supporter algériens et maghrébins dans leur globalité ne s’en cachent pas et se vantent même de leurs exploits.

Une comparaison hasardeuse qui témoigne néanmoins de la volonté de certains d’en découdre. Ainsi, à quelques heures de la finale qui a lieu ce vendredi soir entre l’Algérie et le Sénégal, tous les voyants étaient au rouge qu’importe le résultat final. Face au risque évident de débordements, les autorités publiques auront tenté maladroitement de contrôler la pagaille générale annoncée. Plusieurs préfectures dont celles des Bouches-du Rhône et du Rhône, ont pris des arrêtés interdisant notamment le transport et l’usage de produits combustibles, de pétards et de feux d’artifice ainsi que le déploiement de plusieurs centaines de CRS. 

A Paris, épicentre des festivités, un dispositif de sécurité semblable à celui déployé le 14 juillet est prévu et pas moins de 2 500 policiers seront mobilisés pour le seul quartier des Champs-Elysées.

Le préfet de police, Didier Lallement, a par ailleurs assuré que des effectifs supplémentaires seraient affectés dans d’autres quartiers de Paris, à l’instar de Barbès, ainsi qu’en Seine-Saint-Denis… des quartiers où l’immigration issue du Maghreb est particulièrement présente.

Cependant, le dispositif semble bien léger compte tenu de la vague annoncée partout en France. Il faut dire que les autorités publiques doivent jongler entre sécurité et un aspect politique évident.  En effet, une réponse trop forte, comme celle appliquée aux gilets jaunes, pourrait mettre de l’huile sur le feu et enflammer les banlieues. Une hypothèse que la hiérarchie policière redoute par dessus tout.

Ainsi, sous couvert d’annonces de sécurité renforcée, le préfet de police et le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, tentent de calmer le jeu et marchent sur un fil… électoralement et cyniquement, ces désordres ne desservent finalement pas la majorité présidentielle qui voit son adversaire choisi se renforcer. Les français, eux, payent les pots cassés de ces manœuvres.

Ce sujet sera abordé lors du JT de TV Libertés de ce soir