Dans le cadre d’une demande de libération conditionnelle, la justice belge rouvre jeudi le dossier Marc Dutroux pour se pencher sur sa dangerosité

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La justice belge replongera jeudi dans l’affaire Dutroux pour examiner une demande d’expertise psychiatrique déposée par les avocats de l’homme emprisonné depuis maintenant 23 ans, une requête effectuée dans le cadre d’une demande de libération conditionnelle. Le Tribunal de l’application des peines (TAP) de Bruxelles étudiera à huis clos la demande de désignation d’un collège de médecins experts pour examiner son état mental et le risque de récidive. La décision devrait ensuite être mise en délibéré.

Si cette expertise est accordée, rien ne dit que l’avis des médecins sera positif et incitera à poursuivre le processus. De plus, en Belgique, pour les condamnés à 30 ans de prison et plus, le TAP doit être constitué de cinq juges contraints de statuer à l’unanimité, et ses décisions ne sont susceptibles d’aucun recours. Une éventuelle libération conditionnelle de Marc Dutroux n’est donc pas d’actualité.

Le tristement célèbre Marc Dutroux, 62 ans, a été condamné en 2004 à la prison à perpétuité pour le rapt, la séquestration et le viol de six fillettes et jeunes filles en 1995-96, ainsi que pour la mort de quatre d’entre elles (deux assassinées et deux mortes de faim).  Les avocats et les proches des victimes continuent de le dépeindre comme « un grand pervers manipulateur« , lui reprochant de n’avoir jamais dit la vérité, ni exprimé de regrets.

L’Express