Dans le cadre de l’urgence sanitaire, l’hydroxychloroquine peut être prescrite en traitement du COVID-19

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Le gouvernement fait un pas de côté discret. Après avoir freiné des 4 fers pour tester la chloroquine, un nouveau décret a été publié ce jeudi pour autoriser la délivrance d’hydroxychloroquine sur ordonnance, hors Autorisation de mise sur le marché… autrement dit pour les malades de Covid-19. Le gouvernement a également limité les exportations du médicament pour éviter des ruptures de stocks, notamment pour les patients avec des maladies chroniques traitées par de la chloroquine.

Quoi qu’il en soit, cette décision constitue un changement de cap radical, en catimini. En effet, le ministre de la Santé Olivier Véran, annonçait il y a quelques jours la limitation des essais thérapeutiques pour les malades souffrant de formes sévères du coronavirus. Soit le strict opposé des préconisations du Professeur Raoult qui base son traitement sur un diagnostic précoce des patients et un suivi rigoureux.

Pour l’heure, les résultats du protocole ne sont toujours pas réellement connus. Des études sont régulièrement publiées pour confirmer ou infirmer les propos du Professeur Raoult, mais la plupart comporte des biais méthodologiques. Néanmoins, le protocole de l’infectiologue marseillais a suscité un intérêt et l’espoir dans le monde entier…

Des espoirs mais aussi des jalousies. En effet, le directeur de l’IHU Infection Méditerranée a dû déposer plainte après avoir reçu des menaces de mort par téléphone… La plainte a été transmise au parquet de Nantes, en effet, le numéro de téléphone à l’origine des appels pourrait correspondre, selon Le Canard Enchaîné, à un médecin du CHU de Nantes…

Ambiance !

 

« Art. 12-2. – Par dérogation à l’article L. 5121-8 du code de la santé publique, l’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints par le covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile. »

Legifrance