Danièle Obono, la Marianne de Stains

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Nouvelle fresque politiquement correcte pour la ville de Stains en Seine-Saint-Denis. Le 26 septembre dernier, le maire communiste (PCF) Azzédine Taïbi a inauguré une fresque représentant le député LFI Danièle Obono. Sur cette peinture, conçue par le collectif ART, Danièle Obono arbore un bonnet phrygien, accompagnée du slogan : « La République, c’est aussi nous ! » Le maire de Stains a expliqué avoir commandé cette fresque pour « fêter les 228 ans de la République », avant d’ajouter : « Nous ne céderons rien au racisme et aux fachos ».

Ce n’est pas la première fois que la ville de Stains se fait remarquer pour une fresque : une peinture du même collectif, représentant George Floyd et Adama Traoré, surmontée de l’inscription « Contre le racisme et les violences policières » avait provoqué la colère de certaines organisations de policiers. A l’appel du syndicat Alliance, des agents des forces de l’ordre avaient manifesté le 22 juin devant la préfecture de Seine-Saint-Denis pour réclamer le retrait de l’inscription « Contre le racisme et les violences policières », pendant que le Comité Adama se rendait sur les lieux pour défendre la peinture. Le 3 juillet, le maire de Stains était mis en demeure par le préfet de Seine-Saint-Denis de modifier la fresque. Le 25 septembre, la préfecture obtenait gain de cause et la fresque était effacée.

Pendant qu’Azzédine Taïbi se préoccupe du « racisme » policier ou de la figure de Danièle Obono en nouvelle Marianne, la ville de Stains fait régulièrement les gros titres pour des faits de violences et de délinquance : en 2018, le lycée Maurice Utrillo était le théâtre d’affrontements entre des bandes armés ; le 12 janvier 2020, Oumarou, 25 ans, était abattu par balles.