Coronavirus : quelle menace ?

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Avec plus de 6000 cas, le virus 2019-ncov, dérivé du SRAS, commence à donner des sueurs froides aux organisations mondiales de santé. Le risque a été relevé pour l’Europe par l’OMS, et le gouvernement français brasse du vent.

Le nouveau coronavirus se diffuse

6057 cas répertoriés dans le monde. 132 morts, tous en Chine, lieu où le nouveau coronavirus a commencé à sévir. Au coeur du premier foyer, à Wuhan, les malades se multiplient malgré la mise en quarantaine de toute la zone. Les premiers cas ont déjà fait leur entrée en Europe. En Allemagne, quatre personnes infectées ont été hospitalisées. Le directeur de l’Office sanitaire bavarois a fait un rapport sur le cas du premier patient.

Un malade gravement atteint par le coronavirus à Paris

Un suivi particulièrement précis du cas qui n’est pas appliqué en France. En effet, après trois premiers malades à Paris et Bordeaux, un nouveau malade plus gravement touché est apparu mardi dans la Capitale. 

Le touriste en question est de nationalité chinoise, et originaire de la province d’Hubei, l’épicentre de l’épidémie. Pour autant, aucune information n’a été communiquée sur son parcours, ses modes de transports et les différentes personnes qui ont pu être en contact avec lui durant les 14 jours probables d’incubation. Une légèreté qui donne l’impression que les autorités françaises ne jouent pas franc-jeu dans l’affaire et qui pourrait donc participer à la psychose. A plus fortes raisons que ce patient souffre d’une version sévère du virus. D’ailleurs, nombreux sont les Asiatiques en France à se plaindre d’une discrimination à leur encontre ces derniers jours. En effet, perçus comme une population cible, les Asiatiques seraient victime d’un rejet par les populations. Et comme toujours les réseaux sociaux ne sont pas en reste. Beaucoup critiquaient notamment les habitudes alimentaires de la Chine.

Le problème du rapatriement des Français de Wuhan

De son côté, Agnès Buzyn, le ministre de la Santé se concentre sur le rapatriement des ressortissants Français coincés à Wuhan. Un rapatriement qui pourrait poser problème pour les intéressés en effet, les passagers sans symptôme seront séparés de ceux présentant des signes pouvant être dus au coronavirus, à savoir de la fièvre et des affections respiratoires. Problème : les porteurs du coronavirus n’ont pas tous les symptômes de la maladie et leur contagion n’en serait pas moindre. La Chine affirme en effet que la transmission est possible avant les premiers signaux de la maladie, ce que n’infirme ni ne confirme l’Organisation Mondiale de la Santé. Les rapports de l’Organisation ont toutefois été corrigé pour porter le risque de “modéré” à élevé à l’international, au même niveau que la région asiatique, hors Chine qui fait l’objet d’un risque très élevé. 

Un risque qui a poussé plusieurs compagnies aériennes à suspendre certaines liaisons. C’est British Airwaves qui a ouvert la danse en fermant tous les vols depuis ou vers la Chine continentale. Une décision également effective à compter du 1er février pour la compagnie indonésienne Lion Air. L’américaine United Airlines a annoncé qu’elle suspendait les vols vers Pékin, Hong-Kong et Shanghaï. Dans le même temps, Air France et Lufthansa poursuivent tous leurs vols. 

Un ralentissement du trafic aérien qui ne va pas arranger ni les affaires économiques de la Chine, de plus en plus largement paralysée, ni celles des pays touristiques comme la France.

Ce sujet sera abordé lors du JT de TV Libertés de ce soir.