Confinement : des contrôles interrégionaux durcis à partir de mardi

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L’étau se resserre autour des Français ! Alors que les mesures de confinement ont été étendues à toute la France le samedi 3 avril au soir, les déplacements interrégionaux sont formellement interdits à partir de ce mardi 6 avril, sauf motifs impérieux et professionnels. Lors de son allocution, Emmanuel Macron avait annoncé une tolérance pour le week-end de Pâques, notamment pour les Français souhaitant se rendre dans une autre région pour ce nouveau confinement. Une décision prise par de nombreux Parisiens lors de l’annonce du reconfinement de l’Ile-de-France le 18 mars. En effet, l’annonce du Premier ministre Jean Castex avait entraîné un exode massif de Parisiens et de Franciliens qui disposaient d’une résidence secondaire.

Des contrôles dans les gares, les aéroports et aux péages

A partir de ce lundi, les contrôles reprennent dans les gares, les aéroports et aux péages. Dans les gares, la DGPN (Direction générale de la Police nationale) travaillera main dans la main avec les agents de sécurité SNCF et les douanes. Un officier de la DGPN explique ainsi au Figaro : «À l’arrivée d’un train, nous nous positionnons au bout du quai, ce qui permet de contrôler tout le monde». Dans les aéroports, ce sera à la Police aux frontières de vérifier les attestations de ceux qui souhaitent prendre l’avion. Les contrôles aux péages, eux, dépendront des lieux, explique toujours au Figaro l’officier de la DGPN, évoquant un contrôle à Saint-Arnoult, sur l’autoroute A10, où « deux-cents kilomètres de bouchons ont pu être observés [et engendrés] en quinze minutes ».

Motifs impérieux et attestations

Concernant les motifs impérieux ou les dispenses, le gouvernement s’est une fois encore vautré dans la confusion. Dans un premier temps, Emmanuel Macron a affirmé dans son allocution du mercredi 31 mars que « ceux qui partaient à la campagne se confiner devaient y rester ». Autre son de cloche le vendredi 2 avril sur Europe 1, quand le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari a assuré que les Français pouvaient regagner leur résidence principale quand ils le souhaitaient. Difficile d’y voir clair, mais il vous faudra une attestation (délivrée par vous-même…) si vous souhaitez retourner dans votre résidence principale. L’officier de la DGPN affirme que les forces de l’ordre feront preuve de « discernement ». Mais malheur à vous si vous n’avez pas de justificatif ou si le « discernement » des forces de l’ordre leur fait soupçonner un faux motif impérieux ! Vous vous exposez à une amende de 135 euros la première fois, 200 euros en cas de récidive dans les 15 jours et 370 euros et six mois d’emprisonnement en cas de seconde récidive. Quant aux fausses attestations, « c’est un délit », déclare l’officier de Police. Un faux et usage de faux, punis de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende.