Charles de Meyer (SOS Chrétiens d’Orient) : « Les pigistes de Mediapart nous désignent comme des cibles aux islamistes » (Entretien)

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Breizh Info – Nous nous étions faits écho de l’article entièrement à charge du journal Mediapart, commande visant l’ONG SOS Chrétiens d’Orient, qui avait vivement répondu dans une tribune. Manifestement, d’autres articles devraient suivre dans les prochaines semaines.

Pour revenir sur cet article (consultable ici) nous avons interrogé Charles de Meyer, responsable de l’ONG, qui règle son compte à un journal dont les pigistes ont manifestement oublié la déontologie, allant jusqu’à mettre en danger les bénévoles de l’association sur place, dans des zones de guerre.

Breizh-info.com : Quelle est votre réaction à la publication de l’article de Mediapart ?

Charles de Meyer (SOS Chrétiens d’Orient) : Je récuse le mot article car je suis un passionné de presse. C’est une commande, financée à travers des arcanes douteux, pour impressionner ceux qui voudraient travailler avec nous. Un mauvais collage, soutenu par trois photos volées, et plein d’un raisonnement qui accablerait n’importe quel correcteur de dissertation en seconde. On raconte d’ailleurs que quelques médiocres étaient sur leurs gardes, diffusant l’article vers 23H, en catimini, pour apeurer nos partenaires.

J’ajoute qu’à titre personnel, je considère qu’un article financé par une structure étrangère* contre une association française, est un acte contraire à toute éthique civique et même à toute éthique personnelle. La haine a du aveugler les pigistes de Médiapart.

Sur le fond et la forme, je partage tout à fait l’avis de Frédéric Pons, ancien rédacteur en chef Monde de Valeurs actuelles et historique président de l’Association des journalistes de Défense, qui connaît son sujet : sur Twitter, il a condamné cet article, avec des propos très durs : « Mes confrères ne sont pas très bons, ni en enquête, ni en reportage. Comme rédac-chef, je leur aurais fait retravailler leur papier sérieusement. Je crois surtout qu’ils ont répondu à une commande idéologique, très orientée dès le départ. Il fallait insinuer, déconsidérer, salir. Ils se sont exécutés, un peu naïvement. Déontologiquement nul, professionnellement foireux ». Je crois que l’essentiel est dit.

Heureusement, la communauté de SOS chrétiens d’Orient est solide et nous encourage à nous battre. Nous sommes debout, soutenus par la famille SOS, et conscients que nous portons aussi le combat de beaucoup de Français qui en ont plus qu’assez que de voir les dirigeants courber l’échine devant le terrorisme intellectuel imposé par quelques cénacles, dont Médiapart est l’une des émanations.

(…) Lire l’entretien complet sur Breizh Info