Après le Brexit, quelle langue pour l’Europe?

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Les Anglais s’étant bouté eux-mêmes hors d’Europe, voilà que la question de la langue commune européenne réapparaît.

Il est certain que l’Anglais, omniprésent jusqu’à aujourd’hui, n’a plus de raison d’être au sein de la communauté, si tant est qu’il en ait eu une.

Se pose alors la question de son remplacement et, à la veille de la Présidence française en janvier prochain, tout naturellement la perspective du choix de la langue de cour revient à la surface. De nombreux pays y seraient favorables, outre la France bien sûr, comme la Pologne, l’Espagne, l’Italie, la République Tchèque ou la Slovénie.

Certains avancent, et pourquoi pas, le choix assez universel du Latin.

Si l’Europe ambitionne d’être autre chose qu’un simple marché, elle se doit en effet de réfléchir sur le choix de la langue qui portera les principaux éléments de l’identité dont elle se revendique et qui renferme un passé commun.

Car ce qui constitue le passé commun du coeur de ce continent c’est bien l’empire romain, puis la Chrétienté, la pensée des humanistes et des lumières, 

Et ces trois éléments fondateurs avaient le latin pour véhicule.

Le Latin porte en lui deux millénaires d’une culture variée mais aussi commune, il a également structuré la plupart des langues de l’Europe actuelle, tant dans leur  lexique que dans leur construction grammaticale.

A l’instar de l’Hébreu moderne, venu de l’hébreu ancien, et qui a accompagné la naissance d’Israël, le latin pourrait également faire que  l’Europe parle d’une même voix.

CH