Allégement de l’«Exit Tax»

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Lorsque que Macron annonçait la hausse du SMIC aux Français afin de calmer la colère des Gilets Jaunes, le Sénat votait l’allégement de l' »exit tax ».

Le vote est quasiment passé inaperçu, puisque plus de 20 millions de personnes avaient les yeux rivés sur les annonces du président E. Macron. Le symbole est néanmoins fort : alors qu’Emmanuel Macron s’adressait aux Gilets Jaunes, les sénateurs votaient ce lundi 10 décembre en soirée l’allégement de l' »exit tax » sur demande du gouvernement.

Cette mesure fut mise en place en 2011 sous Nicolas Sarkozy afin de freiner l’exil fiscal.

Concrètement ? Les plus fortunés qui partent à l’étranger sont soumis à un délai de quinze ans avant de pouvoir vendre leurs actions. Si cette durée n’est pas respectée, ils doivent payer cette « exit tax » de 30% sur les plus-values qu’ils réalisent à l’étranger.

Avec la mesure demandées par le gouvernement et votée lundi par le Sénat, les exilés fiscaux devront désormais attendre, non plus quinze ans, mais entre deux et cinq ans pour ne pas être taxés sur les plus-values réalisées à l’étranger.