Agnès Buzyn au sujet de l’incendie à Rouen : «La ville est clairement polluée, je ne peux pas dire qu’il n’y a pas de danger»

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Au lendemain de l’incendie spectaculaire qui a ravagé l’usine Lubrizol classée Seveso à Rouen, le ministre de la Santé Agnès Buzyn a déclaré que la ville était « clairement polluée ».

En effet, vendredi, de nombreux riverains ont été incommodés par des odeurs très fortes, provoquant nausées et même vomissements, suite à l’incendie de l’usine chimique. Les locaux de France 3 Rouen on été évacués après que plusieurs employés ont été « victimes de nausées et de vomissements ».

Au sujet des habitants portant des masques en papier en gants pour circuler dans les rues, le ministre déclare : «Je comprends la population (…) les produits peuvent être irritants sur le moment (…) Ce sont des suies, comme une pollution, comme des galettes par exemple de goudron sur les plages», a déclaré Mme Buzyn à Rouen. «Si on voit des galettes de goudron sur les plages, on demandera aux enfants de pas les toucher (…) Eh bien c’est la même chose ce que nous demandons aux riverains aujourd’hui, c’est-à-dire de nettoyer ces suies, ces saletés, visuellement très repérables, à prendre des précautions notamment en mettant des gants», a ajouté Mme buzyn.

« Je ne peux pas dire qu’il n’y a pas de danger »

«C’est une usine qui produit des hydrocarbures, même si elles ne sont pas en grandes quantités, même si elles sont très proches des seuils, ce n’est jamais bon pour la population de toucher ce genre de produits», précise le ministre. «Je ne peux pas dire qu’il n’y pas de danger. il y a forcément des traces d’hydrocarbures», a dit Mme Buzyn. «Nous rendrons transparents la totalité des prélèvement réalisés hier et aujourd’hui», a-t-elle encore affirmé.

Le ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne a déclaré de son côté  qu’il n’y avait «pas de polluants anormaux dans les prélèvements effectués». Pour sa part, le pdg de l’usine Lubrizol France, Frédéric Henry, s’est dit étonné de voir un incendie se déclarer « en pleine nuit dans un endroit où il n’y a personne ».

Le Figaro