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Vers un boycott national des magasins Etam

ETAM est une marque de lingerie féminine. C’est un groupe qui compte 4 000 points de vente dans le monde, dont 750 en France, et qui pèse un milliard d’euros de chiffre d’affaires, avec une armée d’employés. Ce mastodonte commercial et financier a été pris de panique parce qu’une « testeuse » membre du Collectif contre l’islamophobie en France, est venue tester la capacité de résistance de cette entreprise à l’islamisation.
Voilà comment les choses se sont passées : une étudiante portant le voile islamique, le hidjab, s’est présentée à l’embauche dans un établissement Etam de Montpellier. Elle n’a pas été embauchée. On le comprend parfaitement, car toutes les publicités d’Etam présentent des femmes plutôt dénudées, pour vendre – ou sous prétexte de vendre – des culottes, des soutiens-gorges et des chemises de nuit. Sans jouer les pères la pudeur, il est bien certain qu’Etam ne fait guère dans la sobriété, sur ce plan. On comprend alors le raisonnement de cette recruteuse se disant qu’une femme portant le hidjab ne correspondra vraiment pas à la culture Etam !
Ecoutons ce que nous dit par exemple le prédicateur salafiste Rachid Abou Houdeyfa : « Le hidjab, c’est la pudeur des femmes, et sans pudeur, la femme n’a pas d’honneur. Et si la femme sort sans honneur, ici, qu’elle ne s’étonne pas que les gens, que les frères [musulmans], que les hommes – que ce soit des musulmans ou des non-musulmans – abusent de cette femme. »

On comprend tout à fait que, dans l’intérêt d’une entreprise qui vend ces produits, avec des publicités assez peu voilées, pour le coup, la recruteuse n’ait pas pris le risque de choisir une femme voilée, et probablement élevée dans la parole d’extrémistes du genre de ce prédicateur. Dans un tel contexte, n’importe quel autre recruteur aurait pris la même décision.

Menaces islamistes

Mais Etam a alors été confronté à un appel au boycott par des islamistes. Pour faire cesser ce risque, et parce que la boutique avait reçu des menaces, la haute direction d’Etam a appelé la jeune islamiste et lui a fait des excuses. Et la recruteuse a été mise à pied et pourrait être licenciée. Oui, vous avez bien lu : pour avoir cherché à recruter le profil le mieux adapté aux produits de la société, cette employée va être licenciée. On marche sur la tête.

Tous les ingrédients sont donc réunis pour que, nous aussi, nous boycottions Etam. Les islamistes nous ont montré la marche à suivre : seule la menace de boycott paye. Le boycott est d’abord mérité du fait des publicités d’Etam, trop souvent indécentes, pour ne pas dire obscènes. Mais cette lâcheté, cette soumission d’Etam face au terrorisme intellectuel d’islamistes qui ne représentent pourtant qu’eux-mêmes, mais dont on connaît la dangerosité, justifient aussi le boycott. Quant au déni de justice à l’égard de cette employée d’Etam, il est absolument scandaleux, et nécessite un boycott immédiat.
Outre le boycott commercial, Etam doit être confronté à l’expression écrite et orale du mécontentement de ses clients, qui ne veulent ni l’affichage de l’indécence, ni celui de l’islamisme triomphant.

A nous, en tant que consommateurs, de savoir faire remonter à Etam, avec mesure et politesse, l’expression de notre colère, l’expression de notre dégoût, et notre rejet de cette soumission.
A nos plumes, à nos téléphones, à nos ordinateurs.

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