A Alger, de la prison ferme pour port de drapeau berbère

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Vingt-sept personnes ont été condamnées alors que la Constitution reconnaît l’emblème amazigh comme une composante de l’identité nationale algérienne.

Dans la salle des pas perdus du tribunal de Sidi M’hamed à Alger, tard dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 novembre, un homme ne se retient plus. « Honte à vous !, hurle-t-il. Nos enfants sont en prison pour le drapeau amazigh, nous sommes chez nous ! » Une exclamation de colère et de détresse relayée par la foule des parents de détenus et des militants venus les soutenir aux cris de « justice du téléphone » et « nous sommes toujours des Amazighs ».

Ouvert lundi, le procès de 42 personnes arrêtées lors des manifestations à Alger pour « atteinte à l’unité nationale » à cause de port du drapeau amazigh, s’est terminé, pour 21 d’entre eux, par une condamnation à un an de prison dont six mois ferme et une amende de 30 000 dinars (environ 230 euros).

Le Monde